L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué jeudi que d'autres cas d'infection par l'hantavirus étaient possibles sur le navire de croisière MV Hondius, après la confirmation du décès d'un passager lié à ce virus. Le navire, qui naviguait au large des côtes de l'Amérique du Sud, a été placé en quarantaine, et les autorités sanitaires locales collaborent avec l'OMS pour évaluer la situation.
Situation actuelle
Selon l'OMS, le passager décédé présentait des symptômes compatibles avec une infection à hantavirus, une maladie transmise par les rongeurs. Les analyses ont confirmé la présence du virus. L'organisation a souligné que d'autres passagers et membres d'équipage pourraient avoir été exposés, et que des cas supplémentaires pourraient être détectés dans les jours à venir.
Le MV Hondius, un navire de la compagnie Oceanwide Expeditions, transportait environ 200 personnes, dont des passagers et du personnel. Il effectuait une expédition en Antarctique lorsque le premier cas a été signalé. Le navire a depuis fait escale dans un port de l'Uruguay, où les autorités ont mis en place des mesures de contrôle sanitaire.
Mesures prises
Les autorités uruguayennes, en coordination avec l'OMS, ont mis en place un protocole strict :
- Isolement des personnes symptomatiques.
- Tests de dépistage pour tous les passagers et l'équipage.
- Désinfection complète du navire.
- Surveillance médicale renforcée.
L'OMS a également recommandé aux autres pays où le navire aurait pu faire escale de rester vigilants et de signaler tout cas suspect.
Qu'est-ce que l'hantavirus ?
L'hantavirus est une maladie virale potentiellement grave, transmise par l'inhalation de particules provenant d'excréments, d'urine ou de salive de rongeurs infectés. Les symptômes incluent de la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête et, dans les cas sévères, une détresse respiratoire. Le taux de létalité varie selon les souches, mais peut atteindre 50 % pour certaines formes.
L'OMS rappelle que la prévention repose sur l'évitement du contact avec les rongeurs et leurs excréments, ainsi que sur une hygiène rigoureuse dans les zones à risque.
Les investigations se poursuivent pour déterminer l'origine exacte de la contamination à bord du MV Hondius. L'OMS a promis de fournir des mises à jour régulières sur l'évolution de la situation.



