Ce mercredi 13 mai, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé que les 22 Français identifiés comme cas contacts de la passagère néerlandaise décédée de l'hantavirus sont actuellement hospitalisés dans différents établissements de santé. Cette nouvelle intervient alors que les autorités sanitaires accélèrent la prise en charge des personnes exposées au virus.
Les huit passagers du premier vol hospitalisés à Paris
Selon le ministère de la Santé, les huit Français qui ont emprunté le premier vol le 25 avril, au départ de Sainte-Hélène vers Johannesbourg, en compagnie de la passagère malade, sont tous hospitalisés dans des hôpitaux parisiens. Parmi eux se trouvent trois adolescents voyageant avec leurs parents, tous pris en charge à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, comme l'a précisé l'infectiologue Xavier Lescure. Les 14 autres cas contacts, qui se trouvaient sur le vol Johannesbourg-Amsterdam, sont répartis dans différentes villes de France.
Un protocole de tests réguliers pour les cas contacts
Lors d'une conférence de presse mardi 12 mai, la ministre Stéphanie Rist avait indiqué que les cas contacts devaient rester hospitalisés pour une durée minimale de 14 jours. Ce mercredi, les premiers tests ont été réalisés sur les patients hospitalisés à Paris. Selon Philippe Besset, représentant de la principale fédération de pharmaciens (FSPF), un protocole pour les contacts des cas contacts est en préparation. L'infectiologue Yazdan Yazdanpanah, de l'hôpital Bichat-Claude-Bernard, a expliqué sur franceinfo que les tests doivent être effectués tous les deux jours, conformément aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé.
La patiente française toujours en réanimation
La Française contaminée, une croisiériste de plus de 65 ans rapatriée le week-end dernier avec quatre autres passagers à bord d'un vol spécial, demeure en réanimation à l'hôpital Bichat, dans un état grave. Par ailleurs, la cheffe des députés du Rassemblement national, Marine Le Pen, a estimé que le gouvernement répondait à la crise de l'hantavirus, tout en regrettant un manque d'anticipation plus général.
Réactions et suivi de l'épidémie
Luc Ginot, médecin de santé publique, a souligné que l'hantavirus pourrait évoquer de mauvais souvenirs, mais qu'il est important de rattacher cette situation à une histoire qui s'est améliorée grâce à l'expérience du Covid-19 et d'autres infections. Les autorités sanitaires restent mobilisées pour assurer une prise en charge rapide et coordonnée des cas contacts et éviter une propagation du virus sur le territoire national.



