Hémorragie pendant sa grossesse : le Samu refuse l'ambulance, une femme frôle la mort à Sète
Grossesse extra-utérine : le Samu refuse l'ambulance, femme en danger

Une femme enceinte frôle la mort après le refus du Samu d'envoyer une ambulance

Une femme de 34 ans, Marie Dejean, a frôlé la mort à Sète le 29 mars 2026 après une grossesse extra-utérine qui a provoqué une hémorragie massive. L'incident s'est produit alors que le Samu avait refusé de lui envoyer une ambulance plus tôt dans la soirée, la contraignant à se rendre aux urgences par ses propres moyens.

Des douleurs insoutenables et un malaise

Le dimanche 29 mars 2026 vers 18 heures, Marie Dejean, enceinte et habitant dans l'Hérault, a ressenti des douleurs insoutenables au niveau du bas-ventre. Persuadée de faire une fausse couche, elle a attendu environ trois heures avant de faire un malaise. Son fils adolescent l'a alors poussée à appeler le Samu.

Au téléphone, le médecin régulateur lui aurait déclaré « qu'il ne pouvait rien faire pour moi, qu'il n'avait personne pour aller à Sète à cette heure », comme elle l'a raconté à France 3. Face à ce refus, la jeune femme a finalement demandé à ses parents de l'amener aux urgences de Sète.

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Une intervention chirurgicale en extrême urgence

Arrivée aux urgences, Marie Dejean a convulsé et a fait un nouveau malaise. Elle a été immédiatement emmenée au bloc opératoire où les médecins ont découvert une grossesse extra-utérine. « J'ai fait une hémorragie, j'ai perdu près de 2,5 litres de sang et je me suis réveillée en réanimation », témoigne-t-elle.

L'intervention a été vitale : « Si je ne m'étais pas rendue aux urgences cette nuit-là, je n'aurais pas survécu », affirme la patiente. Elle a perdu son bébé et a subi une ablation de la trompe, restant hospitalisée pendant une semaine.

Le CHU de Montpellier lance une analyse approfondie

Le CHU de Montpellier, responsable du Samu concerné, a indiqué à France 3 ne pas pouvoir commenter ce cas spécifique en raison du secret médical. Cependant, l'établissement a assuré : « Nous restons pleinement à la disposition de cette patiente qui a saisi le service Relations usagers. Une analyse approfondie est en cours avec les équipes concernées. »

Une plainte pour non-assistance à personne en danger

Marie Dejean, physiquement et psychologiquement affectée par cet épisode traumatisant, envisage désormais de porter plainte contre le Samu pour non-assistance à personne en danger. Elle estime que le refus initial d'envoyer une ambulance a mis sa vie en péril.

Cet incident soulève des questions cruciales sur :

  • La disponibilité des services d'urgence en soirée
  • Les protocoles de prise en charge des grossesses à risque
  • La responsabilité des régulateurs du Samu dans des situations critiques

L'affaire pourrait avoir des répercussions juridiques et organisationnelles importantes pour le service d'urgence concerné.

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