Un parcours parlementaire chaotique
Le projet de loi sur la fin de vie, porté par le gouvernement depuis plus de trois ans, connaît un parcours semé d'embûches. Après avoir été adopté à l'Assemblée nationale, il a été rejeté par le Sénat en mai dernier. La commission mixte paritaire (CMP) de mardi n'a pas permis de trouver un consensus, et le texte est désormais promis à un ultime vote à l'Assemblée le 15 juillet.
Les raisons de l'opposition
Le volet le plus contesté concerne la légalisation de l'aide à mourir, que la droite et le centre du Sénat refusent catégoriquement. Selon la députée Brigitte Liso, la majorité sénatoriale a délibérément retardé le processus. Le sénateur Olivier Henno regrette l'absence de compromis, tandis que le député Stéphane Delautrette accuse la droite de ne pas répondre aux attentes des citoyens.
Les prochaines étapes
Le gouvernement prévoit de supprimer les délits d'entrave et d'incitation à recourir à l'aide à mourir, mais cela ne suffit pas à apaiser les critiques. La Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) met en garde contre un passage en force. Les députés LR dénoncent une précipitation, et certains, comme Bruno Retailleau, appellent à un référendum.
Vers une adoption malgré les tensions
Pour Brigitte Liso, ce texte sera l'un des plus marquants du quinquennat, à l'image de l'abolition de la peine de mort ou du mariage pour tous. Olivier Henno estime que la pression retombera une fois la loi adoptée. Le vote final du 15 juillet s'annonce décisif.



