L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que l'épidémie de hantavirus, qui a sévi dans plusieurs régions du monde, devrait officiellement prendre fin le 2 juillet 2026. Cette décision fait suite à une diminution significative du nombre de cas signalés au cours des dernières semaines, selon un communiqué publié mercredi.
Une épidémie sous contrôle
L'épidémie, qui a débuté en mars 2025, a principalement touché les Amériques, avec des foyers importants en Argentine, au Chili et aux États-Unis. Au total, plus de 3 200 cas confirmés ont été recensés, dont 180 décès, soit un taux de létalité d'environ 5,6 %. L'OMS a salué les efforts des autorités sanitaires locales et internationales pour contenir la propagation du virus.
« Grâce à une surveillance renforcée et à des mesures de contrôle efficaces, nous avons observé une baisse constante des nouvelles infections depuis le mois d'avril », a déclaré le Dr Maria Van Kerkhove, directrice du département des maladies émergentes à l'OMS. « Nous sommes confiants que la fin officielle de l'épidémie pourra être déclarée le 2 juillet. »
Mesures de prévention maintenues
L'OMS recommande toutefois de maintenir les mesures de prévention, notamment le port de masques dans les zones à risque, l'hygiène des mains et la limitation des contacts avec les rongeurs, réservoirs naturels du virus. Les autorités sanitaires locales continueront à surveiller l'évolution de la situation pendant encore plusieurs semaines après la date annoncée.
Le hantavirus se transmet principalement par inhalation de particules virales présentes dans les excréments, l'urine ou la salive de rongeurs infectés. Les symptômes incluent fièvre, douleurs musculaires, maux de tête et, dans les cas graves, une détresse respiratoire aiguë.
Impact et perspectives
L'épidémie a mis en lumière la nécessité d'une coopération internationale renforcée face aux maladies zoonotiques. L'OMS a souligné l'importance de la recherche sur les réservoirs animaux et les modes de transmission pour prévenir de futures épidémies. « Nous devons tirer les leçons de cette expérience pour mieux anticiper et répondre aux menaces sanitaires émergentes », a ajouté le Dr Van Kerkhove.
La fin annoncée de l'épidémie est une bonne nouvelle pour les populations touchées, mais l'OMS appelle à la vigilance. Les voyageurs se rendant dans les zones anciennement affectées sont invités à se renseigner sur les risques et à adopter les comportements de prévention appropriés.



