La maternité de la clinique privée de Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne) cessera définitivement son activité demain. Cette fermeture marque la disparition des dernières maternités privées du département, comme le rapporte Le Moniteur de Seine-et-Marne. Un événement qui dépasse le cadre local, tant il impacte l'offre de soins en obstétrique sur l'ensemble du territoire.
Un processus engagé depuis plusieurs mois
Avant Tournan-en-Brie, les maternités privées de Pontault-Combault, Montereau-Fault-Yonne, Meaux Saint-Faron et Nemours avaient déjà fermé leurs portes. Cette décision n'est pas une surprise, mais l'aboutissement d'un processus entamé depuis plusieurs mois. La direction de la clinique avait engagé une procédure de cessation de l'activité obstétricale, justifiant ce choix par un nombre insuffisant de naissances au cours des dernières années.
Un seuil réglementaire en question
Selon le Code de santé publique, un seuil de 300 naissances par an est fixé pour garantir le maintien de l'activité d'une maternité. Or, la sénatrice communiste de la Seine-et-Marne, Marianne Margaté, affirme que ce seuil a été atteint à Tournan-en-Brie, en avançant le chiffre de 345 naissances en 2025. Outrée par « une logique capitaliste détestable », elle a porté l'affaire devant la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
Un report vers les hôpitaux publics
Avec la fermeture de cette dernière maternité privée, l'activité obstétricale de Seine-et-Marne reposera désormais sur les hôpitaux de Melun et Jossigny, qui enregistrent respectivement 3.000 et 4.000 naissances chaque année. Cette concentration de l'offre de soins pourrait avoir des conséquences sur les délais de prise en charge et la capacité d'accueil des établissements publics.