Ebola en RDC : le risque passe de « élevé » à « très élevé »
Ebola en RDC : risque désormais « très élevé »

L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a franchi un nouveau palier d'inquiétude. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, ce vendredi 22 mai, que le risque épidémique au niveau national est désormais qualifié de « très élevé », contre « élevé » auparavant. Cette décision fait suite à une propagation rapide du virus, qui a déjà provoqué 177 décès suspects sur près de 750 cas probables.

Une propagation alarmante

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré lors d'une conférence de presse : « L'épidémie d'Ebola en RDC se propage rapidement. Auparavant, l'OMS avait évalué le risque comme étant élevé aux niveaux national et régional, et faible au niveau mondial. Nous révisons actuellement notre évaluation des risques pour le qualifier de très élevé au niveau national, élevé au niveau régional et faible au niveau mondial. »

Cette annonce intervient alors que la riposte tardive à l'épidémie dans l'est du pays suscite colère et désarroi parmi les proches des victimes, enterrées à la hâte. Les mesures de confinement et d'isolement bousculent les coutumes locales, provoquant des tensions.

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Des tensions sur le terrain

Jeudi, une brève émeute a éclaté à l'hôpital de Rwampara, dans la province de l'Ituri (nord-est), l'une des plus troublées de RDC. Les émeutiers ont brûlé les tentes destinées à l'isolement des malades, ne laissant que des structures calcinées. Cet incident illustre la méfiance et la difficulté à mettre en œuvre les mesures barrière.

En l'absence de vaccin et de traitement homologué contre la souche Bundibugyo du virus, responsable de la flambée actuelle, les autorités sanitaires misent essentiellement sur la détection rapide des cas et le respect des gestes barrière. Ebola est un virus extrêmement mortel, transmis par contact physique prolongé.

Une situation préoccupante

Cette 17e épidémie déclarée en RDC est la plus grave depuis celle de 2014-2016 en Afrique de l'Ouest. L'OMS reste vigilante quant à une possible propagation régionale, mais estime que le risque mondial demeure faible. Les efforts se concentrent désormais sur le contrôle de la propagation dans les zones touchées.

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