Déremboursement d'actes médicaux : inquiétude face à la hausse du ticket modérateur
Déremboursement d'actes médicaux : inquiétude face au ticket modérateur

Le gouvernement envisage de dérembourser certains actes médicaux pour réduire les déficits de la Sécurité sociale, ce qui entraînerait une hausse du ticket modérateur pour les patients. Cette piste, révélée par Le Monde, suscite une vive inquiétude parmi les syndicats de médecins et les associations de patients.

Quels actes concernés ?

Selon les informations, les actes concernés pourraient inclure des consultations chez le généraliste, des examens d'imagerie médicale (IRM, scanners) et certains actes chirurgicaux mineurs. Le taux de remboursement passerait de 70 % à 50 % pour certains actes, augmentant ainsi la part restant à la charge du patient. Le gouvernement justifie cette mesure par la nécessité de réaliser des économies, estimées à plusieurs centaines de millions d'euros par an.

Réactions des syndicats

Les syndicats de médecins dénoncent une mesure qui pénaliserait les patients les plus fragiles. « C'est une double peine pour les malades, qui devront payer plus cher pour se soigner », déclare Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). Il ajoute que cela pourrait dissuader certains patients de consulter, aggravant leur état de santé.

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Impact sur les patients

Les associations de patients, comme l'Union nationale des associations de patients (UNAP), expriment leur colère. « Cette hausse du ticket modérateur est inacceptable. Elle va creuser les inégalités d'accès aux soins », affirme sa présidente, Marie-Sophie Desaulle. Selon une étude de l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), une hausse de 10 % du ticket modérateur pourrait réduire de 2 % le recours aux soins chez les ménages modestes.

Le gouvernement se défend

Le ministère de la Santé précise que cette mesure s'inscrit dans le cadre de la maîtrise des dépenses de santé. « Il s'agit de responsabiliser les patients et de lutter contre les abus », indique un porte-parole. Le gouvernement assure que des mesures compensatoires seront mises en place pour les patients atteints de maladies chroniques, mais les détails restent flous.

Réactions politiques

L'opposition de gauche dénonce un « démantèlement de la Sécurité sociale ». Le député La France insoumise Éric Coquerel estime que « cette mesure va fragiliser le système de santé public ». De son côté, la droite est partagée : certains élus LR soutiennent l'effort de réduction des déficits, tandis que d'autres s'inquiètent des conséquences sociales.

Prochaines étapes

Le projet doit être présenté en conseil des ministres dans les prochaines semaines, avant un débat au Parlement. Les syndicats appellent à une mobilisation nationale le 15 septembre pour protester contre cette réforme. Le gouvernement reste ferme, mais pourrait accepter des aménagements pour les publics les plus vulnérables.

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