À Londres, un homme de 60 ans en état végétatif continuera à recevoir une assistance vitale après que ses deux partenaires, qui ignoraient jusque-là leur relation commune, ont uni leurs voix pour s’opposer à l’arrêt des soins. La justice a estimé qu’il n’était pas certain qu’il aurait souhaité mettre fin à sa vie.
Un combat commun pour la vie
En octobre 2024, le sexagénaire a subi une hémorragie cérébrale et est depuis dans un état végétatif. Début août, l’hôpital qui le prend en charge a demandé à la Court of Protection – une juridiction spécialisée dans les décisions médicales pour les personnes incapables de s’exprimer – l’autorisation de lui retirer l’alimentation par sonde. Selon les médecins, cela entraînerait son décès en une à trois semaines.
Deux amantes qui ne se connaissaient pas
Les deux partenaires, qui ne savaient pas que l’autre existait, ont pourtant fait front commun devant la justice pour que l’homme reste sous assistance vitale. Toutes deux ont évoqué sa foi profonde en la guérison spirituelle et assuré qu’il n’aurait jamais souhaité qu’on mette fin à ses jours de manière artificielle.
L’une des amantes, qui le connaît depuis 20 ans, affirme que le patient veut « absolument continuer à vivre jusqu’à ce qu’il décède de manière naturelle et non forcée ». De son côté, l’autre amante, qui partage sa vie depuis 24 ans, décrit de légers signes d’amélioration : il serrerait sa main, lèverait le poignet, ouvrirait les yeux à son arrivée, et suivrait ses mouvements du regard.
La décision de la justice
La juge a estimé qu’il n’était pas possible d’affirmer que ce dernier serait opposé à sa survie dans ces conditions. Selon elle, « il est loin d’être clair que, dans les circonstances où il se trouve, il considérerait sa survie comme un fardeau ». Il ne sera donc pas débranché, grâce à ses deux partenaires.



