Denise Petit : une vie dédiée à l'accompagnement en fin de vie
Denise Petit : une vie dédiée à l'accompagnement en fin de vie

Denise Petit, figure emblématique de l'accompagnement des personnes en fin de vie dans le Var, est décédée dimanche 28 juin 2026 à l'âge de 82 ans des suites d'une maladie orpheline. Présidente de l'association JALMALV Est-Var (Jusqu'à la mort accompagner la vie) de 2010 à 2018, elle a marqué durablement le territoire de Dracénie par son engagement sans faille.

Un parcours au service des autres

Arrivée dans le Var il y a 23 ans après une carrière dans la communication médicale en région parisienne, Denise Petit a rapidement rejoint JALMALV Est-Var. « Elle avait une forte personnalité. Elle a beaucoup œuvré et développé la partie information des droits des malades et la représentation des usagers », témoigne Philippe Deroual, trésorier de l'association. Son investissement ne s'est jamais démenti, même après son mandat de présidente.

Des réalisations concrètes dans les établissements de santé

Denise Petit a participé activement à la création de six lits dédiés aux soins palliatifs à la clinique Les Espérels de Figanières, où elle a fini ses jours. Laurent Gayrard, directeur de l'établissement, lui rend hommage : « Si je pouvais la résumer, j'emploierai deux mots : investissement et pertinente. C'était quelqu'un de bien, vraiment. C'était une grande dame très appréciée et reconnue. » Il ajoute : « Elle a été sur le front jusqu'à la fin. Même malade, elle gardait toujours le sourire. Elle n'a jamais manqué une seule commission des usagers, dont elle était la représentante jusqu'à son décès. Les héros ne portent pas tous des capes. On la regrette déjà. »

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Au Centre hospitalier de la Dracénie à Draguignan, elle siégeait également à la commission des usagers et au Conseil de surveillance comme représentante des usagers. Ludovic Voilmy, directeur du CHD, souligne : « Elle participait activement à différents groupes de travail, notamment dans le cadre des démarches qualité, de la défense des droits des usagers, du groupe bientraitance des urgences, ainsi que le comité de pilotage de modernisation de la signalétique. Son implication constante, sa bienveillance et son engagement au service des patients et des professionnels ont marqué durablement notre établissement. »

Un rêve inachevé : une loi pour l'aide à mourir

Denise Petit rêvait de voir la France adopter une loi encadrant l'aide à mourir. Sa fille Sandrine confie : « Elle souhaitait une mort digne et souffrir le moins possible. » Elle est décédée juste avant l'adoption par l'Assemblée nationale, le mardi 30 juin 2026, d'une proposition de loi relative à la fin de vie prévoyant une aide à mourir strictement encadrée. Un vote final est prévu le 15 juillet prochain, après un probable nouveau rejet par le Sénat.

Une passion pour les arts et les autres

Au-delà de son engagement associatif, Denise Petit était une femme cultivée, passionnée de peinture et de littérature. « Elle rêvait d'être peintre. Elle était toujours disponible, c'était une femme très cultivée, qui aimait partager et convaincre. Elle était très attentive aux autres, à l'écoute, joyeuse et optimiste », décrit sa fille. Depuis sa retraite, on pouvait la croiser chaque semaine dans les librairies, au restaurant ou au théâtre.

Les obsèques de Denise Petit se dérouleront ce lundi 6 juillet 2026 à 15 heures au crématorium de Vidauban. La rédaction de Var-matin adresse ses condoléances à ses enfants Christophe et Sandrine, ses petits-enfants Clément, Pauline et Mathilde, ainsi qu'à ses amis.

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