Crack et violence : un jeune Nîmois condamné à 18 mois de prison
Crack et violence : un Nîmois condamné à 18 mois

Un jeune homme de 25 ans, consommateur de crack, a été jugé ce vendredi 8 août devant le tribunal judiciaire de Nîmes pour une série de délits commis sous l'emprise de sa dépendance. Violences sur sa compagne, violation de domicile, détérioration de biens et vol de trottinette figurent parmi les faits reprochés.

Une addiction au crack comme fil conducteur

Lors de l'audience en comparution immédiate, il est apparu que la drogue était le moteur de tous ces actes. Le prévenu, consommateur depuis plusieurs années, a expliqué avoir "débloqué" le 20 juillet dernier en pleine crise de manque. Sa compagne, rencontrée quelques mois plus tôt dans un centre de désintoxication, a raconté lors des auditions que des disputes éclataient fréquemment car il lui volait de l'argent pour acheter sa dose. Ce jour-là, il est allé jusqu'à la violence, justifiant son geste par le fait qu'elle lui avait caché son pochon de crack. "Ça se fait pas", a-t-il déclaré dans le box, semblant déconnecté de la réalité.

L'association d'addictologie qui suit la victime a alerté la police, mais la jeune femme n'a pas souhaité porter plainte.

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Non-respect du contrôle judiciaire

Après sa première interpellation, le mis en cause a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de contacter la victime. Il n'a pas respecté cette mesure : en quelques jours, il lui a envoyé près de 166 messages. Le 24 juillet, il s'est présenté au domicile de son ex-compagne, accompagné d'un comparse "tout de rose fluo", pour récupérer ses affaires. Devant son refus de leur ouvrir, les deux hommes ont défoncé la porte de l'immeuble puis celle de l'appartement. Sans commettre de violence cette fois, ils ont dérobé une trottinette électrique avant de partir.

Les délits ne se sont pas arrêtés là. Alors qu'il était logé à la Cordée dans le cadre de son contrôle judiciaire, le prévenu a mis en gage la télévision du logement pour obtenir sa dose. Il a affirmé l'avoir récupérée entre-temps, mais qu'elle lui a ensuite été volée.

Une responsabilité pénale reconnue

Diagnostiqué schizophrène à l'âge de 17 ans, le jeune homme a fait l'objet d'expertises psychiatriques. La présidente de l'audience, Nadine Dupuy-Berthelemy, a souligné qu'aucune abolition ni altération du discernement n'a été constatée, le rendant pénalement responsable. La procureure a relevé qu'il n'avait saisi aucune des mains tendues, malgré deux précédentes condamnations. Elle a requis 18 mois de prison dont six mois avec sursis, déclarant : "Pour sa consommation, il est prêt à tout. Prêt à violenter la femme qu'il dit aimer, prêt à abuser de la confiance de la Cordée et prêt à se mettre en danger."

Me Manon Casteran, avocate de la défense, a obtenu la relaxe pour le vol de trottinette, faute d'éléments suffisants pour caractériser une coaction. Le tribunal a condamné le prévenu à 18 mois de prison dont six mois avec sursis, assortis d'une obligation de soins, de travail et d'indemnisation des parties civiles. Il lui est également interdit de paraître au domicile de son ex-compagne et de la contacter.

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