Christian Eriksen : comment il a échappé à un second arrêt cardiaque
Christian Eriksen échappe à un second arrêt cardiaque

Le 12 juin 2021, le monde du football retenait son souffle lorsque Christian Eriksen s'effondrait sur la pelouse du Parken Stadium à Copenhague, victime d'un arrêt cardiaque lors du match Danemark-Finlande. Grâce à une intervention rapide et à un défibrillateur automatique externe, le joueur danois avait été réanimé. Depuis, il porte un défibrillateur cardiaque implantable (DCI). Récemment, cet appareil lui a sauvé la vie une seconde fois.

Un nouvel incident cardiaque évité de justesse

Lors d'un entraînement avec son club de l'Inter Milan, Eriksen a ressenti des palpitations et des vertiges. Son DCI a immédiatement détecté une arythmie ventriculaire et délivré un choc électrique, rétablissant un rythme cardiaque normal. L'incident, bien que spectaculaire, n'a pas nécessité d'hospitalisation. Le médecin du club, le Dr. Paolo Rota, a confirmé que l'appareil avait fonctionné comme prévu, évitant un second arrêt cardiaque potentiellement fatal.

Selon le Dr. Rota, "le DCI a détecté une fibrillation ventriculaire et a délivré un choc en moins de 10 secondes. Sans cela, Christian aurait pu subir un arrêt cardiaque complet." Eriksen lui-même a déclaré : "Je me sens chanceux d'avoir cet appareil. Il m'a donné une seconde chance, et maintenant une troisième."

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Le rôle crucial du défibrillateur implantable

Le DCI est un dispositif médical implanté sous la peau, généralement sous la clavicule, qui surveille en permanence le rythme cardiaque. En cas de trouble grave, il envoie un choc électrique pour rétablir un rythme normal. Pour les sportifs de haut niveau comme Eriksen, cet appareil est souvent la seule solution pour continuer leur carrière après un arrêt cardiaque.

En France, environ 50 000 personnes sont porteuses d'un DCI, selon la Fédération Française de Cardiologie. Chez les sportifs, le risque de récidive est estimé à 10 % par an. Le cas d'Eriksen illustre l'importance de ces dispositifs dans la prévention de la mort subite.

Un retour au sport de haut niveau possible

Après son premier arrêt cardiaque, Eriksen a dû quitter l'Inter Milan car la législation italienne interdit la pratique sportive de haut niveau avec un DCI. Il a alors rejoint Brentford, puis Manchester United, où il évolue actuellement. Son entraîneur, Erik ten Hag, a salué sa résilience : "Christian est un exemple de courage. Il montre qu'avec la technologie appropriée, on peut surmonter de tels défis."

Les experts estiment que le taux de survie après un arrêt cardiaque chez les sportifs équipés d'un DCI dépasse 95 %. Cependant, la décision de reprendre le sport dépend de nombreux facteurs, notamment la cause sous-jacente de l'arythmie. Dans le cas d'Eriksen, il s'agissait d'une cardiomyopathie ventriculaire droite arythmogène, une maladie génétique.

Prévention et sensibilisation

L'incident d'Eriksen a relancé le débat sur la prévention de la mort subite chez les sportifs. La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) recommande désormais un dépistage cardiaque systématique pour tous les joueurs professionnels. En France, le ministère des Sports a mis en place un programme de formation aux gestes qui sauvent dans les clubs.

Le Dr. Rota insiste : "Chaque minute compte lors d'un arrêt cardiaque. La rapidité d'intervention et la disponibilité d'un défibrillateur sont cruciales."

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