Alors qu'un premier cas de chikungunya a été détecté en métropole dans le Var, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a publié un rapport ce vendredi 13 juin, détaillant les effets indésirables liés au vaccin Ixchiq du laboratoire Valneva. Selon ce rapport, quatre nouveaux cas non graves ont été déclarés ces dernières semaines, sans aucun nouveau cas grave ou décès enregistré.
47 cas d'effets indésirables au total
Au 5 juin, 47 cas d'effets indésirables ont été déclarés et analysés sur l'ensemble du territoire national, dont 18 graves. Ces cas graves concernent des personnes d'un âge moyen de 74 ans, et très majoritairement à La Réunion (77 %). Depuis le 23 mai, quatre nouveaux cas non graves ont été rapportés. Les principaux effets indésirables graves surviennent quelques jours après la vaccination et évoquent des symptômes similaires à ceux d'une forme grave d'infection au virus du chikungunya. Cette possibilité était déjà connue avec le vaccin Ixchiq.
Un décès lié au vaccin à La Réunion
Un seul décès, celui d'un octogénaire ayant développé une encéphalite, apparaît très vraisemblablement lié au vaccin. Cependant, l'ANSM précise qu'un lien n'a finalement pas pu être établi à ce stade avec deux autres morts jugées suspectes. Face à une épidémie majeure et généralisée à La Réunion, la première depuis vingt ans, une campagne de vaccination a été engagée début avril. Désormais en décrue, la maladie y a fait 23 morts et touché environ 200 000 personnes. La campagne a été suspendue fin avril pour les plus de 65 ans après le signalement de plusieurs effets secondaires graves chez des patients âgés, rendant la vaccination presque inexistante depuis.
Vaccination à Mayotte
Si l'épidémie de chikungunya est en déclin à La Réunion, une autre a démarré début juin à Mayotte, d'une ampleur incertaine. Une campagne de vaccination avec Ixchiq a été décidée dans cet archipel, ciblant les 18-64 ans présentant au moins une comorbidité, en tenant compte des spécificités de santé mahoraises. Cependant, le nombre de doses administrées reste très faible, culminant à une dizaine par semaine, selon l'épidémiologiste Hassani Youssouf de Santé publique France.



