La vague de chaleur qui frappe la France met les services d'urgences sous pression, notamment en Occitanie. Au CHU de Montpellier, les cas d'hyperthermie sévère se multiplient. Clémentine Saugeon, urgentiste, rapporte le cas d'un patient retrouvé dans le coma avec une température corporelle de 43 °C après avoir travaillé dans ses vignes. À Nîmes et Perpignan, le plan "hôpital en tension" a été déclenché face à l'afflux de patients souffrant de déshydratation, d'insolation ou de décompensation de pathologies chroniques.
Une hausse des passages aux urgences
Au CHU de Montpellier, on enregistre 250 passages quotidiens aux urgences. Les personnes âgées de plus de 75 ans sont particulièrement touchées, avec une augmentation de 18 % des consultations en juin. L'urgentiste souligne que beaucoup de patients ne boivent pas assez : elle recommande de boire 200 ml d'eau toutes les demi-heures plutôt que de grandes quantités d'un coup. Les jeunes adultes ne sont pas épargnés : des cas d'insuffisance rénale surviennent après une exposition prolongée au soleil.
Des noyades en hausse
La canicule s'accompagne aussi d'une augmentation des noyades. Lundi, trois noyades ont été recensées, dont un décès. Santé publique France confirme une hausse des recours aux soins pour toutes les classes d'âge depuis le 28 juin. Les 15-44 ans présentent des hyperthermies inhabituelles, liées à une surexposition à la chaleur.
Le CHU de Nîmes en niveau 2
Le CHU de Nîmes a activé le niveau 2 du plan "hôpital en tension". L'affluence est qualifiée d'exceptionnelle, avec 330 à 340 patients par jour contre 280 habituellement. Les personnes âgées et les patients précaires, vivant dans des logements sans climatisation, sont les plus vulnérables. Le Dr Romain Genre Grandpierre note que les malades sont plus lourds en raison de la répercussion de la première vague de chaleur.
Les conseils de prévention
Santé publique France rappelle l'importance de s'hydrater régulièrement et de limiter l'exposition au soleil. L'agence va lancer un modèle de morbidité lié à la chaleur pour mieux anticiper les impacts sur les pathologies cardiaques et rénales. Le numéro vert canicule reste actif jusqu'à la fin de la semaine.



