La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé ce mercredi 3 juillet qu'au moins 2 025 décès supplémentaires ont été enregistrés lors de la semaine du 22 juin, en raison de la canicule qui a frappé la France. Cette surmortalité concerne principalement les personnes âgées de 75 ans et plus, mais aussi des personnes plus jeunes, notamment des travailleurs exposés à la chaleur.
Un bilan qui pourrait s'alourdir
Selon la ministre, ce chiffre est provisoire et pourrait être revu à la hausse. Les données proviennent de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et de Santé publique France. La semaine du 22 juin a été marquée par des températures records, avec des pointes à 46 °C dans certaines régions du sud.
La ministre a souligné que 80 % des décès concernent des personnes de plus de 75 ans, mais que des décès ont également été constatés chez des personnes plus jeunes, notamment des travailleurs en extérieur. Elle a rappelé l'importance de la prévention et de la solidarité en période de canicule.
Les mesures de prévention renforcées
Face à cette situation, le gouvernement a mis en place un plan canicule renforcé, avec l'ouverture de salles climatisées dans les villes, la distribution d'eau aux personnes vulnérables et des campagnes d'information. Agnès Buzyn a insisté sur la nécessité de protéger les personnes âgées et les travailleurs exposés.
Elle a également annoncé une enquête pour déterminer les causes précises de cette surmortalité et améliorer les dispositifs d'alerte. Les experts soulignent que le changement climatique augmente la fréquence et l'intensité des vagues de chaleur, rendant ces événements plus meurtriers.
Un appel à la vigilance
La ministre a appelé à la plus grande vigilance pour les prochains jours, car une nouvelle vague de chaleur est attendue. Elle a rappelé les gestes essentiels : boire de l'eau régulièrement, éviter les sorties aux heures les plus chaudes, et prendre des nouvelles de ses proches vulnérables.
Selon Santé publique France, la canicule de juin 2019 a été la plus meurtrière depuis 2003, année où une vague de chaleur avait causé près de 15 000 décès en France. Les autorités sanitaires espèrent que les mesures de prévention permettront de limiter l'impact des futures canicules.



