Cancer et handicap : un charpentier privé de pension d'invalidité totale
Cancer et handicap : un charpentier privé de pension totale

Lourdement handicapé par un cancer du sang rare, un ancien charpentier du Pays basque se voit refuser une pension d'invalidité totale par la Haute Cour de Justice. La décision, confirmée en appel, maintient son indemnisation à 55 % de son salaire de base, soit environ 1 023 euros sur 1 860 euros. Les juges estiment qu'il conserve une capacité de travail pour des emplois sédentaires ou des travaux légers.

Un lourd dossier médical

L'homme souffre de multiples pathologies : un cancer du sang rare diagnostiqué en 2020, une rectocolite hémorragique, des troubles du dos, et depuis 2024, un syndrome du canal carpien et une perte de force dans les jambes. Malgré cette accumulation de problèmes de santé, la Sécurité sociale espagnole a refusé sa demande de réévaluation en invalidité totale, le poussant à saisir la justice.

Des pathologies jugées "stables"

Selon les documents judiciaires consultés par Noticias Trabajo, les magistrats estiment que les affections les plus graves, notamment le cancer, "restent stables" et ne se sont pas aggravées depuis le diagnostic initial. Bien que le tableau médical global se soit alourdi, la justice affirme que "la capacité de travail de l'acteur n'est pas annulée".

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Le jugement souligne que l'homme peut encore marcher normalement et que sa dextérité manuelle est préservée. La seule limitation articulaire notable est l'incapacité de lever les bras au-dessus des épaules. Pour la Cour suprême, ces éléments ne constituent pas des limitations suffisantes pour justifier une invalidité totale permanente.

Une pension d'invalidité totale maintenue

L'ancien charpentier avait dû abandonner les chantiers dès 2022, obtenant alors une reconnaissance d'invalidité totale et permanente pour sa profession habituelle. Ce statut lui permet de percevoir une pension à 55 % de son salaire, mais ne le rend pas inapte à toute activité professionnelle. La justice estime qu'il "conserve des aptitudes pour des travaux légers ou des professions sédentaires".

Cette décision suscite l'incompréhension, alors que le cumul des pathologies handicape sévèrement sa qualité de vie. De nombreux cas similaires sont régulièrement portés devant les tribunaux, où la notion de capacité résiduelle de travail est souvent au cœur des débats.

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