Cancer du sein : à Bagnols, un parcours de soins complet avec la clinique du sein
Cancer du sein : la clinique du sein de Bagnols accompagne

Chaque année, plus de 61 000 cancers du sein sont diagnostiqués en France. Dans ce contexte, la clinique du sein du centre hospitalier de Bagnols-sur-Cèze prend en charge une centaine de femmes touchées par la maladie, avec un parcours de soins spécifique allant du diagnostic au suivi postopératoire. La chirurgienne Elena Dajbog, arrivée dans l'établissement en 2011, détaille ce dispositif à l'occasion d'Octobre Rose.

Un diagnostic précis grâce à une collaboration étroite

Le parcours commence par le dépistage. « En étroite collaboration avec l'équipe de radiologie, nous réalisons une mammographie de contrôle », explique la docteure. En cas d'anomalie, des examens d'imagerie supplémentaires sont effectués. Si une image est suspecte, une biopsie est réalisée : c'est ce prélèvement qui permet de déterminer si la lésion est cancéreuse ou non.

Des traitements adaptés à chaque situation

Une fois le cancer diagnostiqué, les soins dépendent de la taille et de la nature de la tumeur, notamment si elle est métastasée ou non. Selon la situation, le traitement peut aller de la chimiothérapie à la chirurgie, avec une ablation partielle ou totale du sein. Dans ce cas, différentes méthodes de reconstruction sont proposées : prothèses, tissus de la patiente ou techniques de dermopigmentation.

Un accompagnement qui ne s'arrête pas au traitement

Le parcours de soins ne se limite pas au traitement. « Dans la clinique du sein, de nombreux professionnels interviennent : des infirmières spécialisées, des psychologues… Dès la fin de l'intervention, nous proposons plusieurs rendez-vous postopératoires pour accompagner au mieux les femmes », souligne Elena Dajbog. Et d'ajouter : « Le parcours débute avec le diagnostic mais n'a pas de réelle fin. On ne guérit jamais vraiment totalement d'un cancer du sein. »

Des groupes de parole et une association pour soutenir

La clinique a créé un groupe de parole nommé « Rester Femme ». « Le cancer du sein est une maladie qui isole, on a tendance à se sentir coupable… Moi je dis simplement que c'est un accident de la vie », explique la chirurgienne. L'objectif est de libérer la parole entre les femmes, sans jugement, pour éviter qu'elles se sentent seules face à la maladie.

Par ailleurs, l'association « Histoire de sein » soutient les femmes touchées par la maladie en finançant des accessoires postopératoires non remboursés par la sécurité sociale, comme les prothèses ou des soutiens-gorge adaptés. « Nous essayons de les aider au maximum. Pour cela, nous pouvons compter sur des bénévoles dévoués et de généreux donateurs », précise Elena Dajbog.

Octobre Rose : un combat loin d'être gagné

Alors qu'Octobre Rose met l'accent sur le dépistage, la docteure rappelle les recommandations : après 50 ans, un dépistage tous les deux ans, et une fois par an en cas d'antécédents. « Malheureusement, le combat est loin d'être gagné. De nombreuses femmes ne vont pas se faire dépister par peur, ou parce qu'elles se disent : "Ça ne peut pas m'arriver" », déplore-t-elle. Elle insiste : « Mesdames, allez vous faire dépister. »

L'avantage d'une campagne comme Octobre Rose, selon elle, est d'interpeller. « Par exemple, voir la Tour Eiffel illuminée en rose peut pousser les proches à en parler et à encourager certaines femmes à se faire dépister », conclut-elle. Pour prendre rendez-vous à la clinique du sein, le numéro à composer est le 06 07 10 54 36.