Brexit : le cauchemar financier des étudiants européens à Londres
Brexit : le cauchemar financier des étudiants européens

En septembre dernier, Aude a enfin franchi les portes de la très prestigieuse école d'arts du spectacle Urdang, rachetée en 2024 par l'université de City-Saint-George's à Londres. Après une sélection drastique, cette trentenaire d'origine suisse a concrétisé un rêve d'enfant. Un rêve devenu très onéreux depuis le Brexit : plus de 3 200 £ pour son visa étudiant, assorti d'une surcharge lui donnant accès au système de santé britannique (NHS), pour ses trois ans de bachelor.

"Auparavant, les étudiants européens n'avaient rien à débourser… Ni visa, ni assurance maladie", se désole-t-elle. Cette situation illustre les conséquences financières du Brexit pour les étudiants de l'Union européenne souhaitant étudier au Royaume-Uni. Les frais de visa et la surcharge santé représentent un coût supplémentaire considérable, s'ajoutant aux frais de scolarité déjà élevés.

De nombreux étudiants européens sont contraints de renoncer à leurs projets d'études à Londres en raison de ces nouvelles charges. Les écoles et universités britanniques, de leur côté, constatent une baisse des candidatures en provenance de l'UE, ce qui pourrait à terme affecter la diversité et l'attractivité de leurs établissements.

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