Un homme de 36 ans est décédé en Israël après avoir été infecté par l'amibe "mangeuse de cerveau" (Naegleria fowleri), lors d'une baignade dans le lac de Tibériade, en Galilée. Selon le ministère israélien de la Santé, il s'agit du deuxième cas mortel recensé dans le pays en 2022, après celui d'un homme de 49 ans décédé en juillet dernier. Les autorités sanitaires ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de la contamination.
Une infection rare mais presque toujours mortelle
La Naegleria fowleri est une amibe qui vit dans les eaux douces chaudes, comme les lacs et les rivières. Elle peut pénétrer dans l'organisme par le nez, lors d'une baignade ou d'une plongée, puis migrer vers le cerveau où elle provoque une méningo-encéphalite amibienne primitive (MEAP), une infection extrêmement rare mais dont le taux de mortalité dépasse 97 %. Selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), seuls quatre cas ont survécu sur les 154 recensés aux États-Unis entre 1962 et 2021.
Des mesures de prévention recommandées
Le ministère israélien de la Santé recommande aux baigneurs de se rincer le nez avec de l'eau distillée ou stérile après une baignade en eau douce chaude, et d'éviter de plonger la tête sous l'eau dans les zones où l'amibe a été détectée. Les symptômes apparaissent généralement entre 1 et 9 jours après l'exposition et incluent maux de tête, fièvre, nausées, vomissements et raideur de la nuque. En l'absence de traitement précoce, l'infection évolue rapidement vers le coma et la mort.
Un précédent cas en juillet
En juillet dernier, un Israélien de 49 ans était décédé dans des circonstances similaires après s'être baigné dans le même lac. Les autorités avaient alors émis des avertissements et renforcé la surveillance de la qualité de l'eau. Le lac de Tibériade, principale source d'eau douce d'Israël, est une destination touristique prisée, notamment pendant les fortes chaleurs estivales qui favorisent la prolifération de l'amibe.
Les autorités sanitaires israéliennes poursuivent leur enquête et appellent à la vigilance, sans pour autant interdire la baignade. Ce nouveau décès intervient alors que le pays connaît une vague de chaleur, augmentant la température de l'eau et le risque de présence de l'amibe. Les baigneurs sont invités à suivre les recommandations officielles pour réduire le risque d'infection.



