Stéphane Bern rend hommage à son « père spirituel » Philippe Bouvard
Bern rend hommage à son « père spirituel » Bouvard

Stéphane Bern a exprimé sa « tristesse » et sa « reconnaissance » après l'annonce du décès de Philippe Bouvard, ce lundi matin, depuis sa maison au Lavandou. L'animateur de France 2 a salué la mémoire de celui qu'il considère comme son « père spirituel », soulignant sa gentillesse et sa générosité, loin de son image publique d'impertinent.

Une relation de trente ans et un mentorat affectueux

« Il était très impertinent, très moqueur, voire railleur, mais les gens ne savent pas à quel point il était gentil, généreux et bon », a confié Stéphane Bern. Il a ajouté : « C'était mon mentor et un père spirituel affectueux. Et même si je n'attendais pas d'être couché sur le testament, il a fait de moi celui que je suis devenu, m'a tout appris. »

Les deux hommes entretenaient une relation profonde depuis une trentaine d'années. Ces dernières années, ils continuaient à échanger malgré la distance et les difficultés de santé de Philippe Bouvard. « On s'écrivait, je lui envoyais un petit message de temps en temps, y compris pour les anniversaires », raconte le présentateur du « Monument préféré des Français », qui réside au Lavandou, à 140 km de Cannes où vivait l'ancien journaliste de Nice-Matin.

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Les leçons d'un « chef d'orchestre »

Stéphane Bern a intégré les conseils de Philippe Bouvard, qui lui a confié « la recette des Grosses têtes » avant son départ pour France Inter. « Il m'a dit : “À défaut d'avoir du talent, entourez-vous de gens qui ont plus de talent que vous”. C'est ce qu'il a fait toute sa vie. S'il ne croyait pas en son talent, il avait le talent d'être chef d'orchestre. »

À ses côtés sur RTL à la fin des années 90, Stéphane Bern a côtoyé « des gens comme Jean Dutourd, Jacques Martin, Pierre Bellemare, Olivier de Kersauson, Sim, Castelli. C'était une époque incroyable. » Il se souvient aussi d'une autre leçon : « Quand quelqu'un vous écrit et qu'il a fait l'effort de mettre un timbre sur une enveloppe, vous devez lui répondre. »

Un hommage à l'homme et à son héritage

Stéphane Bern a également évoqué la passion de Philippe Bouvard pour la gastronomie et les vins, qu'il partageait dans son hôtel particulier parisien. « Même s'il se souvenait d'avoir été pauvre et qu'il voulait réussir comme tous les autodidactes, il ne courait pas pour autant après l'argent », a-t-il ajouté.

Philippe Bouvard souhaitait que Stéphane Bern reprenne « Les Grosses têtes » sur RTL, plutôt que Laurent Ruquier. « C'était son vœu le plus cher », confirme Stéphane Bern. « Mais je pense que RTL a fait le bon choix en choisissant Laurent. Parce qu'il anime Les Grosses Têtes dans un style totalement différent. Moi, j'aurais été la pâle copie du maître. »

Le « souvenir personnel » que Stéphane Bern gardera est le jour où il est monté dans la voiture de Philippe Bouvard pour la première fois. « J'avais l'impression d'entrer dans un bureau de grand patron. Il y avait de quoi écrire, de quoi enregistrer et même un téléphone. C'était fascinant. Philippe Bouvard était un vrai boulimique de travail. Il ne pensait qu'à ça. Et pour ne pas perdre de temps, il ne s'arrêtait jamais. »

France 2 rediffusera ce mardi soir une version raccourcie de la soirée « 50 ans de rire », animée par Stéphane Bern en 2010 pour célébrer la longévité médiatique de Philippe Bouvard.

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