En Guadeloupe, l'Église Renaissance accusée de dérives sectaires
Guadeloupe : l'Église Renaissance visée par des accusations sectaires

L'Église Renaissance, implantée en Guadeloupe, est aujourd'hui au centre d'une série d'accusations de dérives sectaires. Des anciens fidèles témoignent de pratiques autoritaires et d'une emprise mentale exercée par le pasteur et sa direction. Selon plusieurs plaignants, le pasteur aurait notamment pris des décisions importantes sans consulter les membres, comme la fixation de dates de mariage. Ces révélations suscitent une vive émotion au sein de la communauté religieuse et au-delà.

Des témoignages accablants

Plusieurs anciens membres de l'Église Renaissance ont décrit un fonctionnement où le pasteur détenait un pouvoir absolu. « Le pasteur avait déjà fixé notre date de mariage sans me consulter », raconte une ex-fidèle, illustrant le manque de respect pour l'autonomie individuelle. D'autres témoignages évoquent des pressions psychologiques, des menaces spirituelles et une obligation de suivre des règles strictes sous peine d'exclusion.

Pratiques contestées

Les accusations portent également sur des pratiques financières opaques et une emprise sur la vie privée des membres. Des dons obligatoires et des collectes de fonds non justifiés auraient été imposés. Certains fidèles auraient été poussés à rompre tout lien avec leur famille et leurs amis, créant un isolement propice à l'emprise.

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Réactions des autorités

Face à ces révélations, les autorités locales et nationales ont ouvert une enquête. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a été saisie. Le parquet de Pointe-à-Pitre a confirmé l'ouverture d'une information judiciaire pour abus de faiblesse et escroquerie en bande organisée. Les responsables de l'Église Renaissance, de leur côté, rejettent ces accusations et dénoncent une campagne de calomnie.

Un contexte plus large

Cette affaire s'inscrit dans un contexte de vigilance accrue contre les dérives sectaires en France, notamment dans les territoires d'outre-mer. L'Église Renaissance, fondée dans les années 1990, compte plusieurs milliers de fidèles en Guadeloupe et dans d'autres îles des Antilles. Les enquêtes en cours devraient déterminer si les pratiques dénoncées relèvent de simples dérives ou d'un système sectaire organisé.

Les associations de défense des victimes appellent à une meilleure protection des fidèles et à un encadrement plus strict des communautés religieuses. L'affaire met en lumière les fragilités des mécanismes de contrôle et la nécessité d'une information claire pour prévenir l'emprise sectaire.

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