Violences périscolaires : un problème national, alertent des collectifs de parents
Violences périscolaires : un problème national

Les révélations sur les violences envers les enfants dans les structures périscolaires parisiennes ont provoqué une onde de choc qui s'étend désormais à l'ensemble du territoire. Des collectifs de parents alertent sur un « problème national, systémique », avec des remontées de toutes les régions. Selon Anne, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire, la moitié des signalements de violences sexuelles, physiques ou verbales proviennent de province, l'autre moitié de Paris. Elle constate une « augmentation significative » des remontées depuis un an, coïncidant avec les révélations parisiennes.

Une situation contrastée selon les territoires

Il est difficile d'établir un bilan officiel national, le périscolaire relevant des collectivités territoriales. À Paris, 78 agents ont été suspendus depuis début 2026, dont 31 pour suspicions de violences sexuelles. Dans les Hauts-de-Seine, 45 signalements ont été recensés depuis la rentrée 2025-2026, dont 25 pour violences sur mineurs. Dans les Landes, 12 signalements ont été reçus depuis septembre 2025 pour violences sexistes et sexuelles en accueil collectif. Les préfectures et parquets manquent souvent d'outils statistiques pour distinguer les cas périscolaires.

La parole des familles se libère

Caroline Alirol, dont la fille a été victime d'agressions sexuelles par un animateur dans le Nord, témoigne du sentiment de devoir se battre seule, mais note que les choses changent depuis un an. Agathe, mère près de Toulouse, constate que la médiatisation parisienne aide à prendre ces cas au sérieux. Anne de SOS Périscolaire ajoute que la médiatisation a encouragé de nombreux parents à parler, certains confrontés à des signalements ignorés depuis des années.

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Vers des mesures nationales ?

Face à ces révélations, la Commission sur les violences sexuelles faites aux enfants réclame un « vademecum national » clarifiant les règles et démarches. L'Élysée et Matignon ont reçu les collectifs de parents et reconnaissent la nécessité de « mesures nationales, fortes et concrètes ». Sarah El Haïry, haute-commissaire à l'Enfance, parle d'un « problème systémique » appelant une « réponse systémique », notamment via le renforcement de la vérification des antécédents judiciaires.

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