Marne : sept collégiens déposent plainte pour deepfakes sexuels, enquête ouverte
Marne : plainte de collégiens pour deepfakes sexuels

Dans la Marne, une affaire de deepfakes sexuels secoue un collège. Sept élèves ont déposé plainte après la diffusion de vidéos et photos truquées à caractère pornographique sur les réseaux sociaux. Les images, générées par intelligence artificielle, auraient été créées à partir de photos volées sur les comptes des victimes.

Une enquête ouverte pour diffusion d'images intimes

Le parquet de Châlons-en-Champagne a confirmé l'ouverture d'une enquête pour "diffusion d'images à caractère sexuel réalisées avec l'image d'une personne sans son consentement". Les faits se seraient déroulés entre mars et juin 2026. Les collégiens, âgés de 13 à 15 ans, ont été entendus par les enquêteurs.

Un phénomène en hausse chez les jeunes

Cette affaire illustre la recrudescence des deepfakes sexuels ciblant des mineurs. Selon une étude récente, plus de 60% des jeunes de 12 à 17 ans déclarent avoir déjà été confrontés à ce type de contenu. Les associations de protection de l'enfance alertent sur les conséquences psychologiques graves pour les victimes.

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Le collège concerné a mis en place une cellule psychologique pour accompagner les élèves. Les parents d'élèves ont été informés et une réunion d'information est prévue. L'établissement rappelle l'importance de la vigilance sur les réseaux sociaux.

Les deepfakes : un défi juridique et technologique

Les deepfakes sexuels posent un défi majeur aux autorités. La législation française, via la loi du 21 juin 2024, punit ce délit de deux ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende. Cependant, l'identification des auteurs reste complexe, surtout lorsque les contenus sont générés via des applications anonymes.

Les enquêteurs travaillent à remonter la piste des créateurs des deepfakes. Les réseaux sociaux sont également mis à contribution pour supprimer les contenus litigieux. Une plainte a été déposée contre X.

Cette affaire relance le débat sur l'éducation numérique et la prévention des cyberviolences. Des associations appellent à renforcer la sensibilisation dans les établissements scolaires.

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