Faute de place adaptée, une mère devient aidante à plein temps
Faute de place adaptée, une mère devient aidante à plein temps

Ce mardi 25 août, l'Unapei (Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis) présente la nouvelle édition de sa campagne « #JaiPasEcole, mais tout peut changer ». L'occasion pour l'association de dénoncer une situation alarmante : 38 associations ont recensé 4 808 enfants inscrits sur leurs listes d'attente pour cette rentrée scolaire, un chiffre supérieur aux 4 588 enfants qu'elles accompagnent actuellement. En France, des milliers d'enfants en situation de handicap ne peuvent pas faire leur rentrée comme les autres, faute d'une solution adaptée, quel que soit leur lieu de scolarisation.

Le parcours chaotique d'Ewan, 14 ans, autiste et épileptique

Parmi ces enfants, Ewan, 14 ans, autiste et épileptique, ne fera pas sa rentrée en classe de troisième en septembre. Sa mère, Laëtitia, raconte un quotidien compliqué en Loire-Atlantique. « Ewan n'entrera pas en classe de troisième en septembre : mon fils, autiste et épileptique, continuera de rester à la maison 24 heures sur 24, faute de solution médico-sociale. Il n'a pas de place en UEE [une « unité d'enseignement externalisée », classe relevant d'un établissement médico-social (IME… », explique-t-elle.

Laëtitia, en colère et inquiète pour l'avenir de son fils, a dû s'adapter à cette situation. « Faute de place adaptée pour mon fils à l'école, je suis devenue aidante à plein temps », confie-t-elle. Un choix contraint qui bouleverse son quotidien et celui de son adolescent.

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Un casse-tête pour les parents

Ce témoignage illustre le casse-tête auquel sont confrontés de nombreux parents d'enfants handicapés à chaque rentrée scolaire. Les listes d'attente s'allongent, dépassant même le nombre d'enfants accompagnés. L'Unapei, qui fédère des associations de parents, s'alarme de cette situation et appelle à une prise de conscience collective.

Si des chiffres précis n'existent pas au niveau national, les données relayées par les 38 associations membres de l'Unapei donnent une idée de l'ampleur du problème : 4 808 enfants attendent une place, soit plus que les 4 588 actuellement pris en charge. Un déséquilibre qui laisse présager une rentrée difficile pour de nombreuses familles.

Une situation qui perdure

Chaque année, la même rengaine se répète pour des milliers d'enfants et leurs familles. Le manque de structures adaptées, qu'il s'agisse d'unités d'enseignement externalisées ou d'autres dispositifs médico-sociaux, contraint des parents à abandonner leur activité professionnelle pour devenir aidants à plein temps. Laëtitia en est l'exemple type.

Pour Ewan, l'avenir reste incertain. Sans solution médico-sociale adaptée, il restera à la maison, tandis que sa mère continue de porter seule le poids de cette situation. La campagne « #JaiPasEcole, mais tout peut changer » de l'Unapei, présentée ce 25 août, vise précisément à mettre en lumière ces parcours chaotiques et à interpeller les pouvoirs publics sur l'urgence d'agir.

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