Les départements consacrent 47,8 milliards d'euros à l'aide sociale en 2024
Aide sociale : 47,8 milliards d'euros dépensés par les départements

Les départements franchissent un cap historique dans l'aide sociale en 2024

Les départements français ont consacré une somme colossale de 47,8 milliards d'euros à l'aide sociale en 2024, selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publiée récemment. Cette enveloppe représente une augmentation significative de 4,5% par rapport à l'année précédente, marquant une pression budgétaire croissante sur les collectivités locales.

Une explosion des dépenses pour la protection de l'enfance

Le poste le plus dynamique reste l'aide sociale à l'enfance, avec des dépenses annuelles brutes qui s'élèvent désormais à 11,7 milliards d'euros. Cette somme traduit une hausse spectaculaire de 6,7% en un an, un record qui souligne l'engagement renforcé des départements en faveur des mineurs vulnérables.

Cependant, cette progression nationale masque d'importantes disparités territoriales. Certains départements, comme les Hautes-Alpes, les Côtes-d'Armor ou la Guyane, enregistrent des augmentations dépassant les 20%, bien au-dessus de la moyenne nationale.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le poids croissant du handicap et du grand âge

Les aides sociales destinées aux personnes handicapées connaissent également une forte progression, avec une augmentation de 6,2% pour atteindre 10,9 milliards d'euros en 2024. Près des deux tiers de ces fonds, soit 61,8%, sont consacrés aux aides à l'accueil, tandis que les autres dépenses d'aide à domicile, comme les repas en foyer ou les aides ménagères, augmentent de 9,5%.

Concernant les personnes âgées, les dépenses d'aide sociale progressent de 4,1% pour s'établir à 9,2 milliards d'euros. Cette hausse est principalement portée par l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), dont le nombre de bénéficiaires ne cesse de croître. La revalorisation des salaires des professionnels du secteur et l'augmentation du tarif national minimum des services à domicile contribuent également à cette évolution.

Une modération relative pour le RSA et le RSO

Enfin, les dépenses brutes liées au revenu de solidarité active (RSA) et au revenu de solidarité outre-mer (RSO) s'élèvent à 11,5 milliards d'euros, avec une hausse plus modérée de 1,3% sur un an. La Drees invite toutefois à interpréter ce chiffre avec prudence, car le financement de ces dispositifs est désormais partiellement pris en charge par l'État dans certaines collectivités, ce qui biaise les comparaisons.

Cette étude met en lumière l'effort financier considérable des départements pour répondre aux besoins sociaux croissants de la population, dans un contexte de tensions budgétaires persistantes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale