« On a été négligents ». C’est par cette confession qu’Éric Luc, directeur périscolaire à Paris et délégué syndical SUPAP-FSU, résume l’état d’esprit du secteur face aux récents scandales qui l’ébranlent. Dans un témoignage diffusé le 2 septembre 2026 sur 20 Minutes TV, il dresse un constat sans détour : manque de moyens, précarité des agents, besoin urgent d’une meilleure formation. Autant de failles qui, selon lui, compromettent la protection des enfants.
Un aveu de négligence et un appel à la responsabilité
Interrogé dans le cadre de l’émission « On vous en dit + », présentée par Noham Huclin, Éric Luc reconnaît que le secteur a failli. « On a été négligents », déclare-t-il, sans éluder la gravité des situations récemment mises au jour. Ce directeur périscolaire parisien, également porte-parole du syndicat SUPAP-FSU, pointe une responsabilité collective, tout en insistant sur les conditions de travail dégradées qui fragilisent les équipes.
Le témoignage intervient dans un contexte où les scandales se multiplient dans le périscolaire, sans que le détail des affaires ne soit précisé dans l’émission. Mais pour Éric Luc, l’urgence est claire : il faut tirer les leçons de ces échecs pour restaurer la confiance des familles et garantir la sécurité des enfants.
Manque de moyens et précarité : le quotidien des agents
Éric Luc dénonce d’abord un manque chronique de moyens. Les équipes périscolaires, souvent recrutées dans l’urgence, subissent une précarité qui les rend vulnérables. Cette instabilité, explique-t-il, nuit à la qualité de l’encadrement et à la capacité des agents à signaler les dysfonctionnements.
Le délégué syndical insiste sur la nécessité de revaloriser ces métiers, tant en termes de salaires que de conditions d’emploi. Selon lui, sans une meilleure reconnaissance, il sera impossible d’attirer et de retenir des personnels qualifiés, capables de veiller au bien-être des enfants.
Une formation insuffisante, des pistes de solutions
Autre point central du témoignage : la formation. Éric Luc estime qu’elle est aujourd’hui insuffisante pour préparer les agents aux réalités du terrain, notamment à la détection des signes de maltraitance ou de négligence. Il appelle à un renforcement significatif des programmes, avec des modules obligatoires et réguliers.
Le directeur propose également des pistes concrètes : davantage de personnels permanents, des procédures de signalement plus claires et un soutien psychologique accru pour les équipes. Ces mesures, selon lui, permettraient de créer un environnement plus sûr et plus serein pour les enfants comme pour les adultes.
Ce témoignage, diffusé dans « On vous en dit + », s’inscrit dans une série de reportages consacrés aux failles du système. L’émission, disponible tous les jeudis à 18h30 sur 20 Minutes TV, est accessible sur le canal 32 de la TNT en Île-de-France, sur les box (Free : 910, Orange : 349, Bouygues : 300, SFR : 461) et sur 20minutes.tv. Le débat est lancé : reste à savoir si les pouvoirs publics répondront à ces appels, alors que la rentrée scolaire 2026 s’ouvre sous le signe de la vigilance.



