Distribution alimentaire : une file de 256 étudiants
Ce matin, 256 étudiants faisaient la queue pour recevoir des produits frais gratuits à Tours, organisée par l'association Les Bonnes Mines. Anna, 20 ans, étudiante en psychologie, fréquente ces distributions une à deux fois par mois pour compléter ses 300 euros mensuels. « Quand tu vois la taille d'un panier à 50 € avant et maintenant, tu ne manges même pas pour une semaine », explique-t-elle.
Une association née de la détresse étudiante
L'association Les Bonnes Mines a vu le jour il y a trois ans et demi après plusieurs malaises d'étudiants affamés à la bibliothèque universitaire. Depuis, la fréquentation explose chaque année. Selon les responsables, un tiers des étudiants sautent régulièrement des repas faute de moyens.
Un budget serré entre loyer et nourriture
Les amis d'Anna touchent entre 570 et 830 euros par mois pour leurs charges, mais cela reste insuffisant. « Il y a tout un calcul, donc forcément ça impacte », confie Anna, qui redoute sa prochaine facture d'électricité. Elle doit jongler entre loyer, électricité et courses, avec des régularisations pouvant atteindre 200 euros.
La précarité fragilise la santé mentale
Le stress lié à ces contraintes financières est constant. « Il y a tout un calcul », répète Anna, qui court une heure par jour pour évacuer la pression. « Ça me permet vraiment de sortir de mon quotidien », dit-elle. Les statistiques sont alarmantes : 46 % des étudiants dépendent financièrement de leurs parents, l'autre moitié doit s'assumer seule. Près d'un étudiant sur deux souffre psychologiquement, et plus d'un sur trois envisage d'abandonner ses études à cause de la précarité.



