Le 26 août, Natalia Rjumin-Girardet, une Suissesse de 70 ans, se rendait au mont Kailash pour un voyage spirituel lorsqu'une vague d'eau et de boue a déferlé sur la vallée de la Bhotekoshi, au Népal. Elle et sept autres pèlerins ont survécu, alors que le bilan officiel fait état de plus de 1.100 morts et de près de 4.500 personnes portées disparues.
Une évacuation de quelques minutes
Dans le bus qui les transportait, le groupe a soudain compris qu'un danger approchait. « Tout à coup », raconte Natalia Rjumin-Girardet, certains passagers ont quitté le véhicule en urgence. Elle s'est mise à courir. « Je crois que nous avons eu une minute, peut-être deux minutes, pour sortir du bus », explique-t-elle. Un petit escalier en béton situé à proximité leur a permis de gagner les hauteurs.
Une fois à l'abri, elle s'est retournée et a assisté à une scène terrible. Maisons, voitures et bus étaient emportés par le flot. Le groupe a ensuite appris que Syabrubesi, le village où ils avaient passé la nuit, avait été détruit, tout comme l'hôtel dans lequel ils avaient dormi.
Une nuit dans une grange puis l'hélitreuillage
Après leur évacuation précipitée, les huit pèlerins ont passé la nuit dans une grange, sous la pluie et dans le froid. Ils ont été hélitreuillés vers une zone sécurisée puis transférés à Katmandou. La catastrophe a été provoquée par l'effondrement d'un glacier à la frontière entre le Népal et la Chine.
Professeure de yoga et fondatrice en Suisse de l'association Art et Paix, Natalia Rjumin-Girardet attribue leur survie à une intervention providentielle. Pour elle, le 26 août restera une date particulière. « C'est une nouvelle naissance », confie-t-elle. De cette épreuve, elle dit vouloir retenir une leçon simple : davantage de compassion entre les êtres humains.



