Alors que la France traverse une nouvelle vague de chaleur, les habitants des quartiers populaires de Grigny (Essonne) et Bobigny (Seine-Saint-Denis) témoignent de leur détresse face à des températures étouffantes dans leurs logements. « On suffoque, mais est-ce qu'on a le choix ? », s'interroge une résidente de Grigny, citée par Le Monde.
Des logements mal adaptés à la chaleur
Dans ces communes, les appartements, souvent mal isolés et dépourvus de climatisation, deviennent invivables dès que le mercure grimpe. À Bobigny, un habitant explique : « Chez moi, il fait 35 degrés à l'intérieur. On ne peut rien y faire. » Selon l'article, 70 % des logements de ces quartiers sont classés F ou G sur le diagnostic de performance énergétique, les plus énergivores.
Un manque criant d'espaces verts
Les habitants déplorent également le manque d'espaces verts et de lieux de rafraîchissement. « Il n'y a pas un arbre dans ma rue », déplore une mère de famille de Grigny. À Bobigny, la mairie a ouvert des salles climatisées, mais elles sont insuffisantes face à l'afflux de personnes. « On se bat pour avoir une place », témoigne un retraité.
Des conséquences sur la santé
La chaleur a des répercussions directes sur la santé des résidents, notamment les plus âgés et les enfants. « Ma mère de 80 ans a eu un malaise la semaine dernière », raconte une habitante de Bobigny. Les services de santé locaux sont sous tension, avec une augmentation des appels aux urgences pour des coups de chaleur.
Face à cette situation, les associations locales réclament des mesures d'urgence, comme l'installation de fontaines à eau et la végétalisation des rues. « On ne peut pas continuer comme ça », insiste un militant associatif. La canicule met en lumière les inégalités territoriales et l'urgence d'une politique de rénovation énergétique dans les quartiers populaires.



