À Saint-Quentin-en-Yvelines, la galère du logement étudiant persiste. Avec seulement 2 405 studios pour plus de 17 000 jeunes, l'offre est loin de répondre aux besoins. La ville de Guyancourt envisage la création de 200 nouveaux appartements à 100 mètres de la faculté de droit et de sciences politiques, une aubaine pour un territoire qui peine à loger une population déjà précaire.
Une demande croissante
Tout au long de l'année, les annonces de recherche de logement inondent les réseaux sociaux. « Recherche logement dans le secteur de Guyancourt pour la rentrée scolaire 2026 avec un budget de 530 euros maximum », peut-on lire fréquemment. L'offre actuelle ne répond pas aux besoins réels. L'agglomération compte 13 campus répartis sur douze communes, accueillant des étudiants de l'École 2600, de l'Estaca, de l'école d'hôtellerie et de tourisme, entre autres. À cela s'ajoutent ceux qui quittent Paris pour trouver un logement moins cher.
Un projet bienvenu
La ville de Guyancourt a accepté, sur le principe, la proposition d'un promoteur pour construire sur le site de l'ancienne école maternelle Eugénie-Cotton, fermée depuis dix ans. Contre l'achat du terrain pour 1,04 million d'euros, le promoteur prévoit une maison de santé et surtout 200 logements étudiants. Le prix des chambres est envisagé à 600 euros hors APL.
Ce projet, s'il se concrétise, offrirait une bouffée d'oxygène à des milliers d'étudiants en quête d'un toit abordable. Reste à voir si les tarifs resteront accessibles pour une population souvent précaire.



