Une locataire de Gauriaguet en lutte contre l'humidité et les factures d'électricité
Cindy Cazenabe, locataire d'un appartement appartenant à la Ville de Gauriaguet, se bat contre des problèmes persistants d'isolation qui génèrent des remontées d'humidité et des factures d'électricité exorbitantes. Après avoir signé son bail fin 2025 et emménagé le 29 décembre rue de Geynard, la jeune femme a rapidement déchanté face aux conditions de son logement.
Un diagnostic de performance énergétique tardif et contesté
Dès l'état des lieux, Cindy Cazenabe a constaté l'absence de diagnostic de performance énergétique (DPE). « Les élus m'ont dit que ce n'était pas obligatoire pour un appartement de moins de 50 m² », explique-t-elle, son logement mesurant 47,55 m². Une affirmation qu'elle a immédiatement contestée en s'appuyant sur l'article 3-3 de la loi du 6 juillet 1989, complétée par celle du 22 août 2022, qui stipule clairement l'obligation d'annexer un dossier de diagnostic technique au contrat de location, quelle que soit la taille du logement.
Finalement, la municipalité a demandé ce fameux DPE, dont les résultats ont été transmis le 11 mars, soit deux mois après l'installation de la locataire. « Sur une échelle de A à G, c'est une notation en C pour la performance énergétique et B pour les émissions de gaz à effet de serre », précise Stéphane Lalande, conseiller municipal en charge du suivi des logements municipaux. Il ajoute que la Ville a investi 100 000 euros pour rénover l'ensemble du bâtiment, incluant la toiture, les menuiseries et les fenêtres.
Des problèmes d'isolation persistants et des factures qui explosent
Malgré ces travaux, l'appartement souffre de graves problèmes d'isolation pointés par Cindy Cazenabe. « Même en chauffant, j'avais 16 degrés dans la cuisine », témoigne-t-elle, décrivant des traces d'humidité sur un mur de la cuisine. La mise en fonction du chauffage a fait exploser sa facture d'électricité : 1 482 kWh consommés en janvier pour un montant de 286 euros.
Un électricien consulté avec son père n'a détecté aucun problème sur le compteur, confirmant que l'origine du souci résidait dans une isolation non conforme aux normes. Cindy Cazenabe a signalé ces dysfonctionnements à la mairie par courrier recommandé dès le 30 janvier.
Une réaction municipale rapide mais des problèmes récurrents
« À partir de cette réception, nous avons été assez réactifs puisque les travaux de réfection de l'isolation ont été entrepris cinq jours après », indique Stéphane Lalande. Cependant, l'humidité est revenue et la facture d'électricité de février reste élevée avec 665 kWh consommés pour 136 euros.
« Je n'ai pas l'intention de passer tout mon salaire dans le loyer et ces charges », lance Cindy Cazenabe, qui a décidé de ne plus chauffer son logement et n'utilise qu'un petit souffleur pour faire sécher le linge. Face à cette situation, Stéphane Lalande exprime sa bienveillance mais reconnaît les difficultés : « Le problème est que ce sont de vieux murs en pierre et que l'humidité a tendance à s'infiltrer, surtout après les dernières intempéries. Mais on va redoubler d'efforts. »
Le conseiller municipal s'étonne également de la consommation électrique : « Nous n'avons pourtant pas mis de grille-pain, ce sont des radiateurs neufs. On s'est rapproché d'EDF pour surveiller cette consommation. » L'affaire reste donc en suspens, entre revendications légitimes de la locataire et efforts municipaux pour améliorer les conditions de logement.



