Béziers maintient l'uniforme scolaire pour 4 500 écoliers malgré la fin de l'aide de l'État
Béziers garde l'uniforme pour 4 500 écoliers malgré tout

La ville de Béziers poursuit la généralisation de l'uniforme scolaire dans ses 21 écoles élémentaires publiques pour l'année 2026-2027, concernant environ 4 500 élèves, alors que l'État a cessé de financer le dispositif. Selon les chiffres de la mairie, près de 3 300 élèves possèdent déjà leur tenue, soit 73 % des effectifs.

Une expérimentation prolongée malgré le désengagement de l'État

Lancée en 2024 dans le cadre de l'expérimentation nationale initiée par le gouvernement de Gabriel Attal, l'uniforme scolaire avait été testé par une centaine d'établissements volontaires dans toute la France. Béziers avait alors été la première ville de France à intégrer le dispositif. Aujourd'hui, alors que plusieurs municipalités abandonnent l'expérimentation faute de budget, la cité biterroise fait partie de la dizaine de communes à maintenir le dispositif.

L'Éducation nationale a annoncé ne plus soutenir financièrement l'opération. Le coût d'un trousseau complet est d'environ 200 euros, dont la moitié était jusqu'ici prise en charge par l'État. Ces dépenses seront désormais intégralement assurées par les finances de la municipalité. Les élèves restent libres de se rendre à l'école avec leurs vêtements habituels.

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Les familles peuvent encore faire la demande

Les familles qui n'ont pas encore obtenu la tenue pourront toujours faire la demande dans les prochaines semaines. Environ 700 élèves participaient au lancement en 2024 ; ils sont aujourd'hui près de 3 300 à posséder leur tenue, soit 73 % des effectifs, selon la mairie.

Interrogé, Robert Ménard, maire de Béziers, se montre confiant : « C'est une vraie aide pour les familles car ça leur fait faire des économies. Nous pensons atteindre 90 % de demandes : les parents réclament les uniformes. » Il ajoute : « Les syndicats sont plus soucieux du politique que du bien-être des enfants. »

La décision fait débat chez les syndicats

Pour la FSU-SNUipp, l'un des principaux syndicats du premier degré, la généralisation du dispositif est difficilement entendable. « Si les pouvoirs publics sont en capacité d'investir 200 euros par élève, nous demandons que cet argent soit plutôt consacré aux sorties culturelles ou au manque de moyens des professeurs », déclare Rémi Combettes, instituteur à Saint-Pons-de-Thomières et représentant du syndicat. Il estime que « c'est une décision qui est politiquement intéressée : l'uniforme représente un message porté par l'extrême droite ».

La municipalité de Béziers assume donc seule le coût du dispositif, qui concernera environ 4 500 élèves à la rentrée. Les familles peuvent encore déposer leur demande dans les prochaines semaines.

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