Le maire de Pillemoine, petit village du Jura d'une soixantaine d'habitants, a multiplié le prix de l'eau par sept pour faire face à la sécheresse. Le mètre cube est ainsi passé de 1,11 à 8 euros, une mesure qui a entraîné une baisse de 20 % de la consommation dans les jours qui ont suivi, selon l'édile Hervé Girardot.
Une mesure radicale face à une source presque tarie
Après deux mois sans pluie, la principale source qui alimente le village est presque tarie. Face à cette situation préoccupante, le premier magistrat a pris une décision forte : augmenter significativement le prix de l'eau pour inciter les habitants à la sobriété. « C'est la seule mesure qu'on a trouvée », a-t-il déclaré.
« Je préfère faire ça que de faire venir des camions-citernes », a ajouté Hervé Girardot, justifiant ce choix radical par la volonté d'éviter des solutions plus coûteuses et logistiquement complexes. La décision a été prise alors que le village subit une sécheresse préoccupante.
Une baisse de consommation de 20 % rapidement constatée
La mesure a rapidement porté ses fruits. La consommation d'eau a « baissé de 20 % dans les jours qui ont suivi » la mise en place de la nouvelle tarification, selon le maire. Cette baisse significative démontre l'efficacité de l'incitation financière sur les comportements des habitants.
Le passage du prix du mètre cube de 1,11 à 8 euros représente une augmentation de 700 %, un niveau exceptionnel qui vise à faire prendre conscience de la rareté de la ressource. La décision de l'édile s'inscrit dans un contexte de sécheresse qui touche plusieurs régions françaises.
Des tarifs temporaires jusqu'au retour des précipitations
Ces dispositions sont évidemment temporaires, précise le maire. Les tarifs habituels seront rétablis après le retour des précipitations. Cette mesure d'urgence vise à traverser la période critique sans avoir recours à des solutions externes d'approvisionnement.
La décision de Pillemoine illustre les difficultés rencontrées par les petites communes rurales pour gérer la ressource en eau en période de sécheresse. Le retour à la normale est conditionné aux conditions météorologiques, la fin de la mesure dépendant directement du retour de la pluie dans le secteur.



