Logement social refusé : son bébé non déclaré, cinq enfants menacés
Bébé non déclaré : logement social refusé, placement menacé
À Lauzun, dans le Lot-et-Garonne, une mère célibataire de 30 ans s'est vu refuser l'attribution d'un logement social après la découverte que son dernier enfant, né en décembre, n'avait jamais été déclaré à l'état civil. Cette anomalie administrative a bloqué son dossier, alors que tout semblait réuni pour qu'elle obtienne une petite maison HLM. Le maire de la commune, Jean-Pierre Barjou, dénonce un "naufrage administratif" et s'inquiète du sort des cinq enfants, désormais menacés de placement.

Un dossier bloqué par une absence d'état civil

Selon le maire Jean-Pierre Barjou, les services sociaux ont découvert que le bébé, pourtant né en décembre dernier, n'existait pas officiellement. "Je suis stupéfait qu'une telle situation ait pu passer inaperçue pendant plusieurs mois", a-t-il déclaré à nos confrères de Sud Ouest. Il s'interroge sur l'absence de suivi administratif ou social après la naissance de l'enfant. La mère, qui vit seule avec ses cinq enfants, avait déposé une demande de logement social. Le dossier était sur le point d'aboutir lorsque l'administration a constaté l'irrégularité.

Cinq enfants menacés de placement

La situation s'est aggravée après une enquête visant le père de deux des enfants, aujourd'hui incarcéré. Bien que la mère ne soit pas mise en cause, une procédure judiciaire prévoit le placement des cinq enfants en famille d'accueil. Faute de places disponibles, ils continuent pour l'instant de vivre avec leur mère. Le maire regrette cette décision, estimant que les enfants sont bien intégrés dans la commune et scolarisés dans de bonnes conditions. "Les collectivités locales sont souvent les mieux placées pour évaluer ce type de situation familiale", a-t-il souligné.

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Un appel à une révision des procédures

Cet incident met en lumière les difficultés administratives auxquelles sont confrontées les familles les plus vulnérables. Le maire appelle à une meilleure coordination entre les services sociaux et les collectivités pour éviter que de telles situations ne se reproduisent. Il insiste sur le fait que la mère n'a commis aucune faute, mais que c'est le système qui a failli. "On ne peut pas pénaliser une famille pour une absence de déclaration qui relève d'un défaut d'accompagnement", a-t-il ajouté.

La famille, qui vit actuellement dans un logement précaire, espère une solution rapide. Le maire a promis de tout mettre en œuvre pour aider la mère à régulariser sa situation administrative et à obtenir un logement décent. En attendant, les enfants restent sous la menace d'un placement, dans l'attente d'une décision du juge des enfants.

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