Vol avec arme sur retraités anglais : les peines alourdies en appel à Lot-et-Garonne
Six mois après leur premier procès, les quatre accusés impliqués dans un dossier de vol avec arme, ayant visé un couple de retraités anglais en 2022, étaient de retour devant la justice ce mardi 24 mars. Le premier procès devant la cour d'assises de Lot-et-Garonne avait ainsi distribué les rôles des accusés, et le second procès en appel a conduit à un alourdissement des peines pour plusieurs d'entre eux.
Les rôles des accusés et les peines initiales
Lors du premier procès, les rôles avaient été clairement établis. Abderrahmane Gomri, 31 ans, reconnu comme l'informateur, avait été jugé coupable d'avoir fourni le renseignement sur l'adresse de la maison, effectué des repérages et participé à la revente des biens volés auprès d'un brocanteur peu scrupuleux. Ylsem Adib, 29 ans, identifié comme le commanditaire, avait conduit ses comparses sur les lieux du crime avant de renoncer à pénétrer dans l'habitation. Enfin, Tarik El Malouani, 35 ans, et Fouad Faize, 40 ans, avaient été désignés comme les hommes de main, ayant violemment agressé de nuit ce couple de retraités britanniques, alors âgés de 73 et 80 ans, extirpant leurs bijoux de leurs corps meurtris.
L'alourdissement des peines en appel
Ce mardi 24 mars, les jurés lotois ont validé le casting retenu par leurs homologues agenais, mais ont rehaussé quelque peu les peines infligées à deux accusés. La condamnation de Fouad Faize a été hissée à 14 années de réclusion criminelle, soit la même peine que son acolyte Tarik El Malouani, confirmée en deuxième instance. Ylsem Adib, ayant plaidé l'acquittement devant les juges lot-et-garonnais qui l'avaient reconnu coupable et condamné à 10 ans de réclusion criminelle, a vu sa peine alourdie d'une année. Quant à Abderrahmane Gomri, renvoyé pour complicité, il conserve sa sentence de quatre ans d'emprisonnement.
Un dossier qualifié de détestable
Défendus par maîtres Laurence de Behr, Victor Casellas, Marie Duluc et Frédéric Georges, les accusés ont été confrontés, dès mercredi 18 mars, à cette terrible nuit du 29 août 2022, à Hautefage-la-Tour. Les victimes âgées ont dû revivre cette nuit une fois encore, contraintes de refaire le voyage d'outre-Manche pour rejoindre l'enceinte judiciaire, et soutenues par Me Sarah Labadie. Qualifiant cette affaire de dossier détestable, l'avocat général Claude Derens avait requis, au terme du procès en appel, la même peine exemplaire, qui ne saurait être inférieure à 17 années de réclusion criminelle.
Ces hommes ont volé notre vie en France, ils l'ont détruite. Ma femme et moi vivions notre rêve. On a travaillé toute notre vie pour prendre notre retraite dans le Sud-Ouest, nous avons dû quitter cet endroit que nous aimons, avait livré le retraité britannique, lors de sa première confrontation avec les agresseurs. Ce témoignage poignant souligne l'impact profond de ce crime violent sur les victimes, qui ont vu leur projet de retraite en France anéanti par cette agression.



