Loi contre les violences dans le cinéma : une proposition déposée à l'Assemblée
Violences dans le cinéma : une loi déposée à l'Assemblée

« Ne mettons pas les violences sous le tapis ! » : en plein festival de Cannes, une proposition de loi est déposée mercredi à l’Assemblée nationale pour muscler la lutte contre les violences commises dans le monde du cinéma et de la culture.

Un an après le rapport parlementaire

Un an après la publication d’un rapport parlementaire sur le sujet, « des chartes ont été signées, des cellules d’écoute ont vu le jour » mais ces « avancées restent fragiles tant qu’elles ne reposent pas sur un socle législatif solide », estiment les députés Erwan Balanant (MoDem) et Sandrine Rousseau (écologiste).

Création d’une nouvelle infraction

« Malgré le retentissement médiatique de nombreux témoignages, une affaire a toujours chassé l’autre, sans que jamais ne soient interrogées les conditions structurelles ayant permis à ce fléau de prendre une telle ampleur », ajoutent-ils dans un communiqué. « Les carrières des agresseurs se poursuivent, quand celles des personnes qui ont osé parler se brisent ». Face à ce constat, les deux élus jugent « urgent de renforcer concrètement la protection des mineurs », notamment par l'« instauration d’un contrôle d’honorabilité systématique pour toute personne amenée à travailler auprès de ce public. »

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Leur proposition de loi appelle également à « sécuriser par la loi les emplois et les droits des travailleurs » en « interdisant toute sanction financière, retenue sur salaire ou demande de dommages et intérêts à l’encontre de celles et ceux qui signalent » des faits de violences et de harcèlement sexistes et sexuels. Le texte prévoit par ailleurs un renforcement des sanctions pénales, notamment par la création d’une « nouvelle infraction contraignant les employeurs à signaler les faits portés à leur connaissance ».

Des violences sexuelles « systémiques »

Dans son rapport publié en avril 2025, la commission d’enquête parlementaire sur le #MeToo dans la culture avait fait état de violences sexuelles « systémiques » dans ce secteur et listé 86 recommandations pour stopper « la machine à broyer les talents ».

Cette commission avait été créée dans la foulée des accusations de viols portées début 2024 par l’actrice Judith Godrèche du temps où elle était mineure contre les réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon.

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