Tsew the Kid mis en examen pour viols conjugaux et violences sur quatre femmes
Tsew the Kid mis en examen pour viols conjugaux et violences

Le chanteur de RnB Tsew the Kid, de son vrai nom Tsiry Ralaiarisedy, a été mis en examen en janvier 2026 à Paris pour viol conjugal sur trois femmes et pour violences sur une quatrième, a appris l'AFP lundi 21 juillet 2026 de source proche du dossier. L'artiste de 29 ans, qui avait fait sensation en 2019 avec son premier EP et le titre « Wouna », conteste les accusations.

Des accusations contestées par l'artiste

« Tous les rapports ont toujours été consentis et il n'y a jamais eu de violences », s'est défendu Tsew the Kid lors de son interrogatoire, dont l'AFP a eu connaissance. L'artiste, suivi par plus de 174 000 abonnés sur Instagram, a été placé sous contrôle judiciaire, ce qui lui permet encore d'exercer. Il a sorti un morceau intitulé « Laisse-moi t'aimer » en juin 2026.

Une juge d'instruction a estimé qu'il y avait suffisamment d'indices graves ou concordants pour le poursuivre au sujet de faits dénoncés par quatre femmes. Une cinquième a porté plainte, selon la source proche du dossier.

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Des plaignantes décrites comme vulnérables

« Cette pluralité met en lumière un mécanisme d'emprise et de toute-puissance », ciblant des femmes « particulièrement vulnérables, en raison de leur jeune âge ou de traumatismes antérieurs », ont estimé les avocates des parties civiles, Emma Eliakim et Missiva Chermak Felonneau, sollicitées par l'AFP. « Si d'autres jeunes femmes se reconnaissent dans les faits aujourd'hui dénoncés, elles savent désormais que la justice est prête à les écouter », ont-elles ajouté.

L'une des plaignantes accuse Tsew the Kid de l'avoir, en décembre 2023, pénétrée analement avec un objet alors qu'elle était sous l'emprise de la plante hallucinogène Salvia. Le suspect a assuré à la juge avoir veillé sur la jeune femme droguée « en tant que gardien sobre et bienveillant ».

Lettre de l'artiste et interrogatoire

Une deuxième plaignante reproche à l'artiste de lui avoir imposé des pénétrations vaginales en 2020. Elle avait 18 ans, lui 24. « C'est avec le recul que je t'écris ces mots. Avant ta colère je la ressentais. Maintenant je la comprends », lui a écrit le chanteur dans une lettre après la relation. « Je t'ai trahie, j'ai abusé de ta confiance, je n'ai pas su te comprendre et le premier rapport qu'on a eu je me rends compte maintenant qu'il n'était pas consenti ». Interrogé par la juge sur cette contradiction, Tsew the Kid a répondu : « À travers la lettre j'ai juste essayé de faire preuve de compréhension et juste essayé de comprendre simplement ce qu'elle ressentait, et je suis sûr à 100% que c'était consenti sur le coup. »

Il a ajouté : « On était d'accord tous les deux, il y a eu des bisous. » La magistrate lui a rétorqué : « Vous savez que le fait de s'embrasser ne veut pas dire qu'on veut aller jusqu'au bout. »

Autres plaintes et défense

Une troisième plaignante décrit un viol avec violence en août 2024. Une quatrième, s'étant vu prescrire 30 jours d'interruption totale de travail (ITT) pour stress post-traumatique, dénonce des violences, dont deux tentatives d'étranglement.

Contacté par l'AFP, l'avocat du chanteur, Jean-Eloi de Brunhoff, a appelé « à la prudence » sur ce dossier relatif à des « relations sentimentales éphémères ou un peu plus longues ». « Tsew the Kid conteste ce qui lui est reproché par les plaignantes, qui se sont mobilisées récemment et conjointement », a-t-il souligné. L'artiste « se tient sereinement à la disposition de la justice (...) pour que la vérité soit faite, tout en continuant de se concentrer sur sa musique », a affirmé son conseil.

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