Trente ans de prison requis en appel contre Nicolas Zepeda pour le meurtre de Narumi Kurosaki
Trente ans requis en appel contre Zepeda pour le meurtre de Kurosaki

Trente ans de prison requis en appel contre Nicolas Zepeda pour l'assassinat de Narumi Kurosaki

La cour d'appel de Paris a requis, ce mardi, une peine de trente ans de réclusion criminelle contre Nicolas Zepeda, jugé pour le meurtre de son ex-petite amie, l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki, survenu en décembre 2016. Cette demande de sanction intervient après un premier procès en 2023 où l'accusé avait été condamné à la même peine, mais avait fait appel de la décision.

Une affaire criminelle qui a marqué l'opinion publique

L'affaire, qui a défrayé la chronique judiciaire et médiatique, concerne la disparition tragique de Narumi Kurosaki, âgée de 21 ans à l'époque des faits. L'étudiante, originaire du Japon, était inscrite à l'université de Besançon lorsqu'elle a été portée disparue. Son corps n'a jamais été retrouvé, malgré des années d'enquête et de recherches intensives.

Nicolas Zepeda, un Chilien de 32 ans, est accusé d'avoir assassiné son ex-petite amie dans un contexte de rupture amoureuse. Les procureurs ont soutenu que les preuves, bien que circonstancielles, étaient accablantes, incluant des messages menaçants, des témoignages sur des violences passées, et des indices matériels liés à la disparition.

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Les arguments de l'accusation et de la défense

Lors des audiences en appel, l'accusation a mis en avant la personnalité jugée manipulatrice et violente de Nicolas Zepeda. Les avocats de la partie civile, représentant la famille de Narumi Kurosaki, ont plaidé pour une peine sévère, soulignant la souffrance des proches et l'absence de corps, qui complique le deuil.

De son côté, la défense de Nicolas Zepeda a maintenu son innocence, arguant du manque de preuves directes et de l'absence de cadavre. Les avocats ont contesté la fiabilité de certains témoignages et ont appelé à un acquittement, en mettant en doute la version des faits présentée par l'accusation.

Un verdict attendu dans les prochaines semaines

La cour d'appel doit maintenant délibérer avant de rendre son verdict, attendu dans les prochaines semaines. Cette décision sera cruciale pour clore un dossier judiciaire qui dure depuis près de huit ans, avec des répercussions internationales entre la France, le Japon et le Chili.

L'affaire a également soulevé des questions sur la prise en charge des violences conjugales et la protection des victimes dans les relations transfrontalières. Les associations de défense des droits des femmes suivent de près ce procès, espérant qu'il servira de précédent pour d'autres cas similaires.

En attendant le jugement final, la famille de Narumi Kurosaki continue de se battre pour la vérité et la justice, tandis que Nicolas Zepeda reste détenu. L'issue de ce procès en appel déterminera si la peine de trente ans de réclusion criminelle sera confirmée ou modifiée, marquant ainsi un tournant dans cette longue saga judiciaire.

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