Expédition punitive à Saint-Gilles : un suspect clame son innocence en appel
Saint-Gilles : un suspect clame son innocence en appel

Expédition punitive à Saint-Gilles : un suspect clame son innocence en appel

L'affaire de l'expédition punitive survenue à Saint-Gilles en juin 2025 a refait surface ce mercredi 29 avril 2026 devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nîmes. Un suspect, déjà condamné à sept reprises, conteste la prolongation de sa détention provisoire ordonnée par le juge des libertés et de la détention (JLD) le 14 avril dernier.

Les faits : une expédition armée sans blessé

En juin 2025, plusieurs individus auraient participé à une expédition punitive dans le quartier Sabatot à Saint-Gilles. Armés d'un fusil d'assaut de type STG, ils auraient exhibé l'arme à proximité d'un point de deal, sans faire de blessé. Les gendarmes de la compagnie de Nîmes ont mené l'enquête et interpellé plusieurs suspects en octobre 2025.

Le suspect : un trentenaire au lourd casier judiciaire

Le suspect, âgé d'une trentaine d'années et originaire de Beaucaire, était exploitant d'un snack à Jonquières-Saint-Vincent avant sa mise en examen. Il est poursuivi pour récidive d'association de malfaiteurs, récidive de recel et récidive de détention d'arme. Lors de la perquisition à son domicile, les enquêteurs ont retrouvé environ un millier d'euros et une vingtaine de grammes de cocaïne. Un témoignage le désigne comme le donneur d'ordre de l'opération, ce qu'il conteste fermement.

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La défense : présomption d'innocence et bonne foi

Devant la cour, le suspect a expliqué qu'il n'avait fait que transporter les individus à Saint-Gilles, sans connaître leur projet. « Des gens que j'ai connus dans le village », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il avait été « roulé » et embarqué malgré lui dans cette affaire. Son avocat, Me Baptiste Scherrer, a plaidé pour une remise en liberté sous bracelet électronique ou une assignation à résidence, invoquant la présomption d'innocence et estimant que le dossier pourrait aboutir à un non-lieu.

Le parquet : risque de réitération et de concertation

L'avocate générale, Aurélie Reymond, s'est opposée à la remise en liberté, soulignant que le suspect est en récidive, ce qui ferait craindre « un risque de réitération ». Elle a également estimé que, dans la perspective d'une confrontation, « il est important de prévenir la concertation ».

Décision attendue ce jeudi

La cour d'appel rendra son arrêt ce jeudi 30 avril 2026. En attendant, le suspect reste détenu depuis le 15 octobre 2025. Rappelons que toute personne est présumée innocente tant que justice n'a pas été rendue définitivement.

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