La chanteuse malienne Rokia Traoré a été condamnée ce mercredi à deux ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris. Cette décision judiciaire intervient dans le cadre d'un imbroglio juridique complexe lié à la garde de son enfant. L'artiste, âgée de 47 ans, était poursuivie pour non-représentation d'enfant, une affaire qui dure depuis plusieurs années.
Un conflit parental international
Rokia Traoré et son ex-compagnon, le dramaturge belge Jan Goossens, se disputent la garde de leur fille, née en 2013. La situation s'est envenimée lorsque la chanteuse a refusé de remettre l'enfant à son père, invoquant des motifs personnels et culturels. Le tribunal a estimé que son comportement constituait une violation des droits de visite du père.
Une peine assortie d'obligations
Outre la peine de prison avec sursis, la chanteuse devra respecter plusieurs obligations, notamment celle de permettre les rencontres entre son enfant et le père. Le tribunal a également ordonné une médiation familiale pour tenter de résoudre le conflit. Les avocats de Rokia Traoré ont annoncé leur intention de faire appel de cette décision.
Cette affaire a suscité une vive émotion dans le milieu artistique et auprès de ses fans. Rokia Traoré, reconnue pour son engagement humanitaire et sa musique mêlant traditions maliennes et sonorités contemporaines, a toujours clamé son innocence et l'intérêt supérieur de son enfant. La décision du tribunal pourrait avoir des répercussions sur sa carrière et sa vie personnelle.
Le parquet avait requis une peine de trois ans de prison avec sursis, estimant que la chanteuse avait sciemment ignoré les décisions de justice. Les juges ont finalement prononcé une peine légèrement inférieure, tout en rappelant l'importance du respect des droits parentaux.



