Affaire Rémi le chat : 100 € à verser au voisin pour les intrusions du félin
Rémi le chat : 100 € à payer pour intrusions chez le voisin

Affaire Rémi le chat : la propriétaire condamnée à 100 € pour les intrusions de son animal

Dans un nouveau rebondissement de l'affaire Rémi le chat, qui avait défrayé la chronique nationale, le juge d'exécution du tribunal judiciaire de Béziers a rendu sa décision ce mardi 7 avril 2026. La propriétaire du chat, une Agathoise, devra verser 100 € à son voisin pour les nouvelles allées et venues du félin sur sa propriété, liquidant ainsi une astreinte initiale qui aurait pu s'élever à des milliers d'euros.

Un feuilleton judiciaire aux multiples épisodes

Cette affaire remonte à janvier 2025, lorsque la propriétaire avait été condamnée pour le comportement de son chat, empêchant son voisin de jouir paisiblement de sa propriété. Elle avait dû lui régler 450 € de dommages et intérêts ainsi que 800 € pour les frais de procédures, avec une astreinte de 30 € par jour de retard en cas de récidive. Suite à de nouvelles intrusions constatées, le voisin avait saisi le juge d'exécution pour liquider cette astreinte.

Une décision nuancée tenant compte des preuves et du bien-être animal

Le président du tribunal judiciaire de Béziers, Jean-Bastien Risson, a expliqué dans un communiqué que l'examen des pièces, principalement des photographies, a révélé des difficultés d'identification du chat concerné. En effet, la présence de congénères similaires dans le voisinage et l'absence de caractéristiques distinctives précises ont compliqué la tâche. Toutefois, certains clichés ont permis d'établir la présence du chat sur la propriété du voisin pour une période de 12 jours, conduisant à une astreinte liquidée à 100 €, tenant compte de la difficulté d'exécution de l'obligation.

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Le juge a également pris en compte le bien-être animal, comme soulevé par la SPA de Paris lors du premier jugement. Il a estimé qu'il n'y avait pas lieu de prononcer une nouvelle astreinte, notant que les manquements étaient limités dans le temps et que le comportement du chat, inhérent à sa nature, échappait au contrôle raisonnable de sa propriétaire sans mesures pouvant porter atteinte à son bien-être.

Une mise en garde pour l'avenir

Le communiqué conclut en précisant que l'absence d'astreinte ne dispense pas la propriétaire de son obligation de faire cesser les intrusions du chat. Il rappelle également que le voisin conserve le droit d'engager une action en réparation de son préjudice devant la juridiction compétente, soulignant ainsi la nécessité de vigilance pour éviter de futurs litiges.

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