Au procès de l'affaire libyenne, les parties civiles ont livré une plaidoirie poignante ce mardi 5 mai 2026. Devant la cour d'assises de Paris, les avocats des victimes ont dénoncé une stratégie de défense visant à inverser les rôles, transformant les accusés en victimes et les plaignants en bourreaux. « L'inversion victimale a commencé il y a des années », a déclaré Me Sophie B., représentant plusieurs parties civiles.
Des années de souffrance
Les parties civiles ont rappelé les années de souffrance endurées depuis les révélations de l'affaire en 2011. Elles ont évoqué les pressions, les intimidations et les menaces subies, ainsi que les conséquences psychologiques et professionnelles. « Nous ne sommes pas des instruments politiques, nous sommes des êtres humains », a lancé une plaignante, la voix tremblante.
Une défense agressive
La défense des accusés a tenté de discréditer les témoignages, les qualifiant de « fabulations » et de « règlements de comptes ». Les avocats des parties civiles ont fustigé cette approche, la jugeant « indigne » et « contraire à la dignité de la justice ». Ils ont appelé la cour à ne pas se laisser abuser par ces manœuvres.
- Rappel des faits : l'affaire libyenne concerne des soupçons de financement illicite de la campagne présidentielle de 2007.
- Les parties civiles incluent d'anciens collaborateurs et des proches de Nicolas Sarkozy.
- Le procès doit s'achever en juin 2026.
L'audience a été ponctuée d'émotion, plusieurs plaignants ayant du mal à contenir leurs larmes. « Nous demandons simplement la vérité et la justice », a conclu Me Sophie B. Le verdict est attendu dans les prochaines semaines.



