Condamnations fermes à Avignon pour des guets-apens homophobes inspirés des réseaux sociaux
Prison ferme pour guets-apens homophobes dans le Vaucluse

Condamnations sévères pour des guets-apens homophobes dans le Vaucluse

Le tribunal correctionnel d'Avignon a rendu un verdict lourd ce jeudi 16 avril 2026, condamnant deux frères et un complice pour des guets-apens homophobes particulièrement violents. Les faits se sont déroulés entre 2022 et 2026, marquant une série d'agressions ciblées contre des personnes homosexuelles.

Un mode opératoire rodé et cruel

Les prévenus, âgés de 19 et 20 ans, ainsi que leur acolyte, ont utilisé de faux profils sur des applications de rencontre pour attirer leurs victimes. Une fois les rendez-vous fixés à Vedène ou Avignon, les individus étaient agressés en réunion, souvent avec des armes, et les scènes étaient filmées. Le tribunal a retenu des violences aggravées par l'orientation sexuelle ou l'identité de genre, comme précisé par l'avocate de la défense, Me Isabelle Cuilleret.

Les trois hommes, sans antécédents judiciaires, ont été poursuivis pour ces actes. Leur défense a tenté d'expliquer leur passage à l'acte en invoquant une dérive idéologique numérique.

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L'influence néfaste des réseaux sociaux

Me Cuilleret a affirmé que ses clients avaient été influencés par la fréquentation de sites masculinistes en ligne. Elle a déclaré qu'ils s'étaient inspirés de ce qu'ils ont vu sur les réseaux sociaux, notamment via des contacts aux États-Unis. Initialement, les agresseurs prétendaient vouloir traquer des pédophiles, un argument souvent utilisé dans ce type de dossiers pour justifier leurs actions.

Cette affaire souligne les dangers de la radicalisation en ligne et son impact sur les comportements violents dans la société.

Des peines de prison ferme prononcées

Les deux frères ont été condamnés à quatre ans d'emprisonnement, dont deux ans avec sursis probatoire. Le troisième homme, chargé de filmer les agressions, a écopé d'une peine de 18 mois de prison, dont 12 avec sursis. Le parquet d'Avignon a confirmé ces peines, et les avocats de la défense ont exclu de faire appel de cette décision.

Ce verdict envoie un message fort contre les crimes haineux et l'utilisation abusive des technologies numériques pour perpétrer des violences.

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