Perquisition surprise à l'Élysée : enquête pour corruption sur les panthéonisations
Perquisition à l'Élysée pour corruption sur les panthéonisations

Perquisition surprise à l'Élysée : enquête pour corruption sur les panthéonisations

Le palais de l'Élysée a été perquisitionné jeudi 21 mai 2026 dans le cadre d'une enquête pour favoritisme et corruption, a annoncé le Parquet national financier (PNF). Les juges s'intéressent à l'attribution des marchés publics des cérémonies d'entrée au Panthéon à une agence privée, un dossier représentant un enjeu financier estimé à 2 millions d'euros par événement.

Une perquisition inédite depuis 2018

Cette opération est la première du genre depuis l'affaire Benalla en 2018. Selon le PNF, des perquisitions ont eu lieu dans des locaux de l'Élysée dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en octobre 2025 pour "favoritisme, prise illégale d'intérêt, corruption et trafic d'influence". Les investigations portent sur les conditions d'attribution de marchés publics relatifs à l'organisation de cérémonies de panthéonisation par le Centre des monuments nationaux (CMN).

Shortcut Events au cœur des soupçons

Selon Le Canard Enchaîné, qui a révélé l'affaire, les enquêteurs s'interrogent sur le choix de la société Shortcut Events pour organiser les cérémonies d'entrée au Panthéon pendant 22 ans. Chaque panthéonisation a été facturée à l'État "autour de 2 millions d'euros", assure l'hebdomadaire satirique. Une enquête de Libération en juin 2024 détaillait comment cette agence a remporté toutes les cérémonies au Panthéon sous l'égide du CMN depuis 2002, décourageant la concurrence.

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Une première tentative bloquée

Le 14 avril, les enquêteurs avaient déjà tenté d'accéder au palais présidentiel, mais s'étaient heurtés à l'invocation de l'article 67 de la Constitution, qui garantit l'inviolabilité des locaux présidentiels. Le procureur Pascal Prache avait expliqué que cette analyse avait empêché la perquisition. Cette fois, des échanges institutionnels ont permis son déroulement. L'Élysée n'a pas fait de commentaire.

Un enjeu financier et politique

Le départ de Philippe Bélaval, ancien président du CMN puis conseiller spécial culture d'Emmanuel Macron, en juin 2025, a permis à une autre agence de remporter un marché. L'affaire soulève des questions sur les liens entre le pouvoir exécutif et les marchés publics culturels, avec des implications politiques majeures.

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