Une condamnation à la perpétuité pour un crime sordide dans le Gard
La cour d'assises du Gard a rendu son verdict ce mercredi 25 mars 2026 en condamnant Mahfoud Hansali à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de Sihem, une jeune femme de 18 ans. Le crime avait été commis le 26 janvier 2023 près de La Grand-Combe, dans le département du Gard, plongeant la région dans l'effroi.
Les faits : un étranglement suivi d'une dissimulation du corps
Mahfoud Hansali, un quadragénaire, a reconnu avoir tué Sihem mais a contesté les circonstances précises de l'étranglement, telles qu'établies par la médecine légale. Après avoir commis son acte, il a transporté et dissimulé le corps dans un sous-bois, où la victime a été retrouvée à moitié nue six jours plus tard, suite à ses aveux.
La jeune femme était la babysitter des trois enfants de l'accusé et également la cousine de la mère de ces enfants, séparée de Mahfoud Hansali au moment des faits. Cette proximité familiale ajoute une dimension particulièrement troublante à cette affaire criminelle.
Un mobile contesté et non établi par la justice
Au cours des trois jours d'audience, Mahfoud Hansali a affirmé avoir entretenu une relation secrète avec la victime, qui aurait menacé de tout révéler, provoquant ainsi sa crise de colère meurtrière. Cependant, cette thèse n'a pas été établie par la cour, qui a rejeté également les hypothèses d'une mise en scène pour arnaquer un dealer ou d'une tentative d'agression sexuelle ayant dégénéré.
Les avocats de la défense, Mes Florent de Saint-Julien et Jean-Marc Darrigade, ont plaidé que la relation amoureuse invoquée par leur client n'était pas une thèse farfelue destinée à diminuer sa peine. Ils ont argumenté que se réfugier dans le fantasme d'un crime crapuleux ou sexuel n'atténuerait pas la souffrance et sa responsabilité, tout en insistant sur l'état de désespoir de l'accusé.
Une peine alignée sur les réquisitions du parquet
L'avocat général avait requis la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine incompressible de 22 ans, une demande à laquelle la cour a finalement donné suite. À la fin des débats, Mahfoud Hansali s'est contenté de déclarer : Je n'ai rien à ajouter en dehors de mes sincères excuses à ma famille, sans exprimer de remords directs envers la famille de la victime.
Ce verdict met fin à un procès particulièrement suivi dans la région d'Alès, où le meurtre de Sihem avait profondément marqué les esprits. La violence du crime, commis sur une jeune femme de 18 ans, et les circonstances de sa dissimulation ont contribué à l'émotion collective et à l'attente d'une sanction sévère de la part de la justice.



