Nouvelle accusation contre Patrick Bruel pour agression sexuelle en Belgique
Une attachée de presse belge a annoncé jeudi sur RTL avoir porté plainte contre le chanteur et acteur Patrick Bruel, dénonçant une agression sexuelle qui se serait produite en 2010 dans les locaux des médias publics belges, la RTBF. Cette nouvelle plainte s'ajoute à plusieurs autres accusations déjà formulées contre l'artiste.
Le récit détaillé de Karine Viseur
Karine Viseur, qui avait initialement déposé une plainte en 2010 avant de la retirer, a redéposé sa plainte mardi pour des faits remontant à cette même année. À l'époque, elle avait 38 ans et travaillait sur la promotion du film Comme les cinq doigts de la main. Au micro de RTL, elle a raconté avoir clairement compris qu'elle était « une proie » lors d'une journée passée aux côtés de la star.
Elle décrit une première scène dans une salle de maquillage où Patrick Bruel l'aurait « coincée » et lui aurait fait subir « une déferlante de caresses », dans une position décrite comme « poitrine contre poitrine ». Selon son témoignage, il l'aurait ensuite contrainte à entrer et enfermée dans des toilettes.
« Il essaye de m'embrasser de force. Il se frotte à moi. Il me caresse, il passe sous ma robe », a-t-elle déclaré. Karine Viseur explique que personne n'a osé parler à l'époque en raison du statut de star de Patrick Bruel, mais qu'elle a retrouvé le courage de porter plainte après que d'autres femmes l'ont accusé à leur tour.
Un contexte judiciaire déjà chargé
Mi-mars, Mediapart avait rapporté le témoignage de six femmes accusant Patrick Bruel de violences sexuelles sur une période allant de 1992 à 2019. Sur le plan judiciaire, le chanteur de 66 ans fait actuellement l'objet d'une enquête pour viol ouverte à Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, et est visé par une autre plainte pour tentative de viol et agression sexuelle. Patrick Bruel récuse fermement toutes ces accusations.
Karine Viseur reconnaît que les faits qu'elle dénonce sont probablement prescrits, mais estime que « trop de temps est passé, mais (la plainte) peut être néanmoins instruite ». Elle a ajouté que deux autres personnes pourraient porter plainte prochainement en Belgique.
« Je ne ferai pas marche arrière et si je peux ouvrir la parole à d'autres personnes, à d'autres femmes en Belgique, je serai là pour les appuyer et les épauler », a-t-elle affirmé, soulignant sa détermination à poursuivre cette démarche judiciaire malgré les obstacles temporels.



