Nîmes : surpopulation carcérale malgré un nouveau bâtiment, le personnel manifeste
Nîmes : personnel pénitentiaire en colère contre la surpopulation

Ce lundi matin, une petite centaine de personnels pénitentiaires se sont rassemblés devant la maison d’arrêt de Nîmes pour manifester leur mécontentement. Répondant à un appel national de l’Ufap-Unsa Justice, ils dénoncent une situation de surpopulation chronique, en dépit de la construction récente d’un nouveau bâtiment.

Un nouveau bâtiment déjà insuffisant

Inauguré en août dernier, ce bâtiment d’extension devait offrir une capacité totale de 341 détenus. Pourtant, cette « respiration » n’a été que de courte durée. « Aujourd’hui, il y a 779 détenus avec 170 matelas au sol dans 170 cellules. Nous avons encore plus d’arrivants et pas assez de personnels », déplore Anaïs, représentante de l’Ufap. Elle précise que le terme « personnels » englobe les surveillants, les personnels techniques, les officiers et le personnel médical.

Des vagues d’arrivants incessantes

Les surveillants témoignent de flux constants de nouveaux détenus. « On a des vagues d’arrivants. Parfois, ils ne restent que deux jours avant une comparution immédiate, puis reviennent avec une prolongation de mandat de dépôt. Cela mobilise du personnel à chaque fois, alors que cela pourrait se faire en visioconférence quand c’est possible », explique l’un d’eux. Un collègue ajoute : « On est au-dessus des 200 % d’occupation. Et aujourd’hui, il y a une vingtaine de postes vacants, donc non pourvus. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte national de tensions dans les prisons françaises, où la surpopulation et le manque d’effectifs sont récurrents. Les personnels réclament des mesures concrètes pour améliorer leurs conditions de travail et la sécurité au sein des établissements.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale