Nîmes : un homme fraîchement libéré condamné à 18 mois pour avoir enfoncé ses doigts dans les yeux de sa cousine
Nîmes : 18 mois de prison pour agression oculaire après une sortie de détention

Un homme condamné à 18 mois de prison pour une agression oculaire à Nîmes

À peine sorti de prison après une incarcération pour trafic de stupéfiants, un homme de 46 ans, père de quatre enfants, a été reconduit en cellule pour une durée de 18 mois. Le tribunal correctionnel de Nîmes l'a jugé ce lundi 9 mars dans le cadre d'une comparution immédiate, suite à une violente agression contre sa cousine.

Un conflit familial qui dégénère en violence extrême

Le litige trouve son origine dans la fugue de ses deux filles mineures, âgées de seulement 12 et 14 ans. Le prévenu, persuadé que sa cousine avait couvert cette fugue, aurait menacé sa famille depuis sa cellule. "Il nous avait menacés de sa cellule. Il a dit que lorsqu’il sortirait de prison, on verrait ce qui nous attendait. Et ça n’a pas manqué", a déclaré la nièce du prévenu lors de l'audience.

Selon les témoignages, le 6 mars dernier, l'homme aurait agrippé sa cousine alors qu'elle se trouvait dans sa voiture, à l'arrêt, près d'une épicerie à Nîmes. Il l'aurait frappée à plusieurs reprises et lui aurait enfoncé les doigts dans les yeux. "Il m’a rentré les doigts dans les yeux. Quand je suis allée à l’hôpital, on m’a dit qu’il y avait un écoulement de liquide", a témoigné la victime, dont la vision reste trouble depuis l'agression. Son appareil dentaire a également été cassé lors de l'incident.

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Un prévenu qui nie les faits malgré des preuves médicales

Face au tribunal, le quadragénaire a nié les violences, reconnaissant seulement des insultes et un crachat. Pourtant, le certificat médical stipule quatre jours d'incapacité totale de travail (ITT) pour la victime. La présidente de l'audience, Nadine Dupuy-Berthelemy, a précisé que les filles du prévenu seraient parties avec l'argent de son trafic de stupéfiants, ajoutant une dimension financière au conflit.

Le procureur Philip Ughetto a requis 18 mois de prison avec mandat de dépôt, s'appuyant sur le casier judiciaire "assez conséquent" du prévenu, qui compte 12 mentions. La défense, représentée par Me Anaïs Lopez, a plaidé pour une peine moins sévère, estimant que les faits n'étaient pas clairement établis.

Une décision judiciaire rapide et ferme

Après délibéré, le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public, condamnant l'homme à 18 mois d'emprisonnement. Cette décision intervient seulement trois mois après sa libération, soulignant la gravité des faits et l'importance du contexte familial conflictuel.

L'agression, survenue dans un quartier de Nîmes, illustre les tensions qui peuvent persister après une incarcération, notamment lorsque des litiges familiaux non résolus refont surface. La victime, toujours sous le choc, a également rapporté des menaces de représailles, ajoutant à l'urgence de la situation.

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