Une nouvelle affaire de maltraitance secoue Montpellier. Après les animateurs périscolaires soupçonnés d'agressions sexuelles dans plusieurs écoles, c'est cette fois la crèche municipale Maison des Enfants, située dans l'Écusson, qui est concernée. Une professionnelle a été écartée après des signalements de brûlures et de coups sur au moins une enfant. Une enquête administrative et judiciaire est en cours.
Une professionnelle écartée après des signalements
Dans un mail adressé aux parents, Jean-François Rioufol, directeur du Pôle Petite Enfance de la ville, explique : "La ville de Montpellier est amenée à se séparer d'une professionnelle de la crèche Maison des Enfants (actuellement en arrêt) dans un contexte de pratiques inadaptées auprès de certains enfants de la section des grands." Il précise que cette décision s'inscrit dans le cadre d'une enquête administrative et judiciaire et répond à une "démarche impérieuse de maintien de la qualité des accompagnements et de prévention des pratiques inadaptées". Il invite les parents à une réunion cette semaine dans les locaux de la crèche, en présence du conseiller délégué à la petite enfance.
Des faits graves : brûlure au 2e degré, bleus, coups
Selon la tante d'un enfant fréquentant la crèche, les faits incluent une brûlure du siège au 2e degré, des bleus, des pincements, des coups sur le haut des jambes et sur les joues. Depuis, certains petits refuseraient le change. D'après nos informations, une plainte pour violences sur mineur a été déposée en mars dernier par une mère qui aurait retiré son enfant de l'établissement. Une enquête est en cours. Plusieurs personnes – parents, personnel de la crèche, membres de l'encadrement – ont été entendues par la police sur des faits commis en mars et peut-être en janvier sur la même petite victime.
Réaction de la ville : suspension conservatoire
Du côté de la ville, les mesures ont été prises immédiatement après les faits. "Dès le mois de mars, juste après que la fillette a été brûlée au second degré, la professionnelle contractuelle a été suspendue à titre conservatoire", indique la municipalité. L'affaire intervient dans un contexte déjà tendu à Montpellier, où plusieurs animateurs périscolaires sont soupçonnés de violences sexuelles dans différentes écoles, suscitant l'inquiétude des parents.



