Le maire de Draguignan, Richard Strambio, a été la cible d'insultes le 3 mai 2026 alors qu'il signalait à une promeneuse que le théâtre de verdure était interdit aux chiens. La prévenue, Sarah, 25 ans, a comparu ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Draguignan pour outrages envers une personne dépositaire de l'autorité publique.
Des insultes qualifiées de « déjection verbale »
Ce jour-là, Sarah avait lâché ses chiens, des dogues non tenus en laisse et sans muselière, dans le théâtre de verdure. Interpellée par le maire, elle a répondu par des insultes et des menaces à peine voilées, que Richard Strambio a qualifiées de « déjection verbale ». La jeune femme a poursuivi ses invectives même après avoir été informée de la qualité d'édile de son interlocuteur par la compagne de ce dernier.
Des excuses tardives
À la barre, Sarah a présenté ses excuses : « Je regrette mon comportement et je m'en excuse publiquement. Je n'aurai jamais dû tenir de tels propos. » Elle a affirmé ignorer qu'il s'agissait du maire, précisant ne pas s'intéresser à la politique. Toutefois, Me Pierre Crépin, avocat de la partie civile, a exprimé des doutes : « Quand elle dit qu'elle ignorait la qualité de maire, j'ai un doute. Mais quand elle affirme avoir fait un signe d'au revoir plutôt qu'un doigt d'honneur, je pense qu'elle se moque de nous. C'est un nouvel affront à l'institution. »
Un casier judiciaire déjà chargé
Sarah n'en était pas à son premier incident. Déjà condamnée pour outrages en 2023, dans un conflit similaire avec la police municipale de Sainte-Maxime à propos de ses chiens, elle était également en liberté conditionnelle après une condamnation pour trafic de stupéfiants. Le parquet avait requis six mois de détention à domicile sous bracelet électronique, mais le tribunal a opté pour une peine plus clémente.
La décision du tribunal
Le tribunal correctionnel de Draguignan a condamné Sarah à 100 jours-amende à huit euros, soit une amende totale de 800 euros en cas de non-paiement. Elle devra également suivre un stage de citoyenneté. Me Cathy Guittard, avocate de la défense, a plaidé : « Les faits sont reconnus. Elle s'excuse et courbe l'échine. Elle était sous pression avec un ex qui la menace depuis la prison alors qu'elle a coupé avec son passé. La cocotte-minute a explosé ce jour-là. »



